L’UE veut intensifier sa coopération avec les pays de l’ASEAN

Sommet UE-ASEAN L’UE veut intensifier sa coopération avec les pays de l’ASEAN

À l’issue du sommet UE-ASEAN, le chancelier fédéral Olaf Scholz dressait ce bilan positif : « Les pays de l’ASEAN sont pour nous des partenaires avec lesquels nous avons bien des intérêts communs. » D’où la volonté d’approfondir ce partenariat et de renforcer la coopération notamment dans les domaines de la protection du climat et de la sécurité.

La photo montre le chancelier Olaf Scholz.

La guerre d’agression menée par Vladimir Poutine contre l’Ukraine enfreint clairement les règles que nous nous sommes engagés ensemble à respecter, a souligné Olaf Scholz à Bruxelles.

Foto: Gouvernement fédéral/Kugler

L’Union européenne avait invité ses partenaires de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Bruxelles pour un sommet commémoratif marquant le 45e anniversaire de leurs relations. Les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept ont procédé à cette occasion à un échange de vues avec leurs homologues de l’ASEAN. La participation du Myanmar n’étant pas prévue, étaient présents au sommet les dirigeants des pays suivants : Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande et Viet Nam.

De nombreux intérêts communs entre l’UE et l’ASEAN

L’UE souhaite resserrer les contacts existants avec l’ASEAN car les deux organisations ont de nombreux intérêts communs : pour l’une comme pour l’autre, un multilatéralisme équitable est indispensable. Toutes deux sont convaincues que le droit international doit constituer le fondement des relations internationales et croient, bien sûr, dans la validité sans restriction de la charte des Nations Unies. Cette dernière doit être respectée par tous et partout. « C’est ce que l’UE et l’ASEAN ont réaffirmé aujourd’hui à Bruxelles sans aucune équivoque », a relevé M. Scholz.

L’UE souhaite élargir ses bases

Avec sa terrible invasion de l’Ukraine, la Russie a remis en cause ces principes. Le monde doit en tirer les conséquences. L’Union européenne déploie des efforts intenses afin de diversifier ses relations extérieures et économiques, c’est-à-dire se doter d’une assise plus large.

Le chancelier allemand s’engage, quant à lui, « à faire progresser rapidement les négociations sur un accord de libre-échange entre l’Union européenne et l’Indonésie » et à long terme, pour qu’un tel accord puisse être conclu entre l’UE et l’ASEAN. Il estime que « cela facilitera les échanges entre nos pays et améliorera la coopération ».

Soutenir le développement d’un approvisionnement énergétique propre

Les participants entendent également renforcer leur coopération dans les domaines de la protection du climat et de la diversité, ainsi que de la sécurité. Ainsi, les négociations avec le Viet Nam relatives à un partenariat pour une transition énergétique juste (Just Energy Transition Partnership) ont pu aboutir. Auparavant, un partenariat de ce type avait déjà pu être conclu avec l’Indonésie. « Nous soutenons ainsi le développement d’un approvisionnement énergétique propre et franchissons une étape importante vers une transition énergétique accélérée et juste à l’échelle mondiale », a insisté le chancelier.

L’UE et l’ASEAN sont devenues des partenaires stratégiques en 2020. Pour en savoir plus sur l’ASEAN et ses relations avec l’UE, veuillez consulter les questions et réponses. 

Discussions au Conseil européen

Après le sommet UE-ASEAN se tient, également à Bruxelles, à partir de jeudi matin, le Conseil européen. Ce dernier porte notamment sur les nombreux aspects de la guerre d’agression russe contre l’Ukraine, et plus particulièrement sur la manière dont l’UE peut aider l’Ukraine à passer l’hiver. Plus d’informations sur le Conseil européen.