Sommet du processus de Berlin au Monténégro
Le chancelier fédéral a participé au sommet annuel du processus de Berlin qui se tenait au Monténégro. Ensemble avec des représentantes et représentants des Balkans occidentaux et d’États membres de l’UE, il y a discuté du développement des relations économiques et politiques.
Le chancelier fédéral Friedrich Merz avec l’hôte du sommet, le premier ministre Milojko Spajić, lors du sommet au Monténégro.
Photo : Gouvernement fédéral/Xander Heinl
« Les pays des Balkans occidentaux font partie de l’Europe, tant sur le plan géographique que politique », a souligné Friedrich Merz lors de la conférence de presse conjointe au Monténégro. Le Monténégro est en bonne voie pour adhérer prochainement à l’UE. D’autres devraient et vont emboîter le pas. « Nous voulons cette dynamique d’élargissement de l’UE. L’Europe doit s’agrandir si elle veut affirmer sa souveraineté à l’échelle mondiale et être perçue comme un véritable acteur de puissance dans le monde », a déclaré M. Merz.
À ce sujet, il est clair que la volonté politique doit émaner « de la région elle-même ». S’il reste encore un « chemin difficile à parcourir pour les États de la région », l’essentiel, selon Friedrich Merz, est que : « Ils ne parcourent pas ce chemin seuls. Ils le parcourent avec leurs voisins, ainsi qu’avec l’Allemagne et les autres membres de l’Union européenne. »
L’Autriche prend la présidence du processus de Berlin en 2027
Au début du sommet du processus de Berlin, le chancelier fédéral avait rappelé l’objectif de celui-ci : l’intégration européenne des États des Balkans occidentaux. À cette occasion, le chancelier avait également souligné la nécessité pour ces pays de réaliser de nouveaux progrès dans le processus d’intégration européenne. Ce format offrirait l’opportunité de travailler ensemble à l’intégration des Balkans occidentaux au sein de la communauté européenne, avait déclaré le chancelier au préalable.
En outre, Friedrich Merz avait remercié le premier ministre du Monténégro, Milojko Spajić, pour sa « formidable hospitalité dans ce très beau pays ». Pour l’année 2027, il a transmis la présidence à l’Autriche, qui prendra la tête du forum l’année prochaine.
Les pays partenaires se sont réunis pour la toute première fois au Monténégro à l’occasion du treizième sommet du processus de Berlin. C’est à Sveti Stefan que le pays hôte, qui présidait le sommet 2026, a convié les participants à des échanges multilatéraux. Outre les pays des Balkans occidentaux, plusieurs États membres et institutions de l’Union européenne y assistaient. Placé sous le slogan « Region in Motion – Owning the Change », la présidence a donné la priorité aux coopérations économiques et sécuritaires. »
L’Allemagne aux côtés des pays des Balkans occidentaux
En participant au sommet du processus de Berlin de cette année, le chancelier fédéral a envoyé un signal clair de soutien de l’Allemagne aux États des Balkans occidentaux. L’Allemagne joue un rôle prépondérant dans le processus d’adhésion de ces pays à l’Union européenne. Le message du gouvernement fédéral est sans équivoque : en tant que partenaire européen important, nous avançons côte à côte avec vous sur la voie de l’adhésion à l’Union européenne.
La région des Balkans occidentaux, en Europe du Sud-Est, regroupe six pays : l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie. Ces États bénéficient soit du « statut de pays candidat » dans le processus d’adhésion à l’UE, soit, comme le Kosovo, de celui de candidat potentiel.
Les Balkans occidentaux font partie de la famille européenne
« Nous devons faire avancer l’adhésion des États des Balkans occidentaux », a déclaré, en juillet, le chancelier fédéral à Dublin, au début de la présidence irlandaise du Conseil de l’Union européenne. Selon lui, l’UE doit honorer sa promesse d’élargissement et montrer aux pays candidats vertueux qu’elle prend leur intégration au sérieux.
Cette démarche ne répond pas seulement aux intérêts des États des Balkans occidentaux, mais relève bien plus encore de l’intérêt stratégique de l’Europe, a-t-il poursuivi. À ses yeux, une intégration progressive dans les structures européennes renforcerait la stabilité, la sécurité et la compétitivité de l’ensemble du continent. C’est pourquoi l’élargissement de l’UE constitue une priorité absolue pour le gouvernement fédéral.
Saisir la dynamique positive
Une priorité essentielle du chancelier est l’accélération de procédures qui s’éternisent. Dans le processus d’adhésion, il s’engage pour une approche réformée, moins bureaucratique, mais transparente et fondée sur le mérite. En juin 2026, avec le président français Emmanuel Macron, Friedrich Merz a pris l’initiative de dynamiser le processus d’adhésion.
La Commission européenne a elle aussi récemment présenté, dans son examen des politiques de pré-adhésion (Pre-Accession Policy Review), des propositions visant à accélérer l’admission de nouveaux membres. Du point de vue du gouvernement fédéral, il faut désormais saisir cette dynamique positive pour envoyer un signal clair en faveur d’un élargissement réussi de l’UE.
Le processus de Berlin
Ce que l’on appelle le « processus de Berlin » remonte à une initiative de l’Allemagne lancée en 2014. Depuis lors, un sommet annuel se tient sous une présidence tournante, accompagné tout au long de l’année de différentes rencontres ministérielles et d’événements annexes. Ce format vise à approfondir la coopération régionale entre les pays des Balkans occidentaux. Par ailleurs, le sommet constitue avant tout un forum de soutien au processus de rapprochement politique et économique de ces États avec l’Union européenne.
Outre l’Allemagne et les États des Balkans occidentaux, le forum compte parmi ses membres la France, l’Italie, la Pologne, l’Autriche, la Grèce, la Croatie, la Slovénie, la Bulgarie ainsi que le Royaume-Uni de Grande-Bretagne. Les représentantes et représentants des institutions de l’UE font également partie des participants permanents.