Accord-cadre entre les États-Unis et l’Iran

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Évolution de la situation en Iran Accord-cadre entre les États-Unis et l’Iran

Le chancelier fédéral Friedrich Merz a félicité le président américain Donald Trump et la partie iranienne pour cette avancée diplomatique. De nouvelles négociations devront désormais suivre.

Temps de lecture: 4 min.

Détroit d’Ormuz

Le détroit d’Ormuz est un couloir maritime capital pour les exportations de pétrole et de gaz naturel liquéfié. Son blocage orchestré par l’Iran est l’un des principaux points de conflit.

Photo : Getty Images/Germán Vogel

« Le gouvernement fédéral salue le fait que les États-Unis et l’Iran soient parvenus à un accord-cadre », a déclaré le chancelier fédéral Friedrich Merz dans sa déclaration du 15 juin (en anglais uniquement). Il a remercié tous les partenaires qui ont contribué à cette avancée. Le chancelier a également souligné : « Il s’agit désormais de mettre en œuvre avec détermination les engagements pris. »

De nouvelles avancées sont nécessaires

Selon M. Merz, cet accord pourrait ouvrir la voie à une reprise de l’économie mondiale et à une stabilisation de la région. « Le détroit d’Ormuz doit être ouvert durablement à la libre navigation, sans aucune restriction », a-t-il déclaré, ajoutant que de nouvelles négociations devront garantir que l’Iran mette fin, de manière vérifiable, à son programme nucléaire militaire. « Il ne doit y avoir aucune nouvelle attaque contre Israël ni contre les autres États voisins de la région », a-t-il souligné. 

Le gouvernement fédéral continue de soutenir tous les efforts diplomatiques et entretient à cet effet des échanges étroits avec les États-Unis, ses partenaires européens et les États de la région.

Contribution à la sécurisation du détroit d’Ormuz

Conjointement avec la France, le Royaume-Uni et l’Italie, le gouvernement fédéral a déclaré le 15 juin (en anglais uniquement ) : « Nous sommes déterminés à apporter notre contribution, conformément à nos dispositions constitutionnelles respectives, notamment au moyen d’une mission indépendante à caractère strictement défensif, afin de garantir la liberté de la navigation commerciale et de procéder à des opérations de déminage. »

Comme l’a toujours souligné le chancelier fédéral Friedrich Merz , trois conditions doivent être réunies pour qu’une contribution allemande à un processus de sécurisation du détroit d’Ormuz soit envisageable : « La guerre doit être terminée. Il doit exister une base juridique ainsi qu’un mandat du Bundestag. Enfin, il faut un concept global viable sur les plans politique et militaire. »

L’Iran ne doit jamais se doter de l’arme nucléaire

L’Iran ne doit en aucun cas entrer en possession d’une arme nucléaire. La position du gouvernement fédéral à cet égard est également claire. Conjointement avec la France, le Royaume-Uni et l’Italie, le gouvernement fédéral a déclaré : « Nous sommes prêts à coopérer à cet effet avec les États-Unis, l’Iran et l’AIEA. Nous envisageons de lever les sanctions, à condition que l’Iran prenne des mesures claires et vérifiables concernant son programme nucléaire. »

Soutien au Liban

Par ailleurs, le gouvernement fédéral (en anglais uniquement), conjointement avec la France, le Royaume-Uni et l’Italie, a réaffirmé son « plein soutien à la stabilité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Liban. Nous soulignons la grande importance d’un cessez-le-feu solide. » La France, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Allemagne appellent le Hezbollah à déposer les armes et à mettre fin à ses attaques contre Israël. Ils encouragent Israël et le Liban à poursuivre la voie des pourparlers directs qu’ils ont engagée.

Le peuple iranien doit aussi pouvoir prendre son destin en main

Pendant des années et des décennies, le régime iranien a mené des actions terroristes dans le monde et déstabilisé la région. C’est ce qu’a clairement indiqué le chancelier fédéral Friedrich Merz dans sa déclaration gouvernementale du 18 mars dernier. « Ce régime est responsable de la crise que traverse actuellement la région », a-t-il affirmé. 

L’Allemagne, Israël et les États-Unis partagent l’objectif d’empêcher l’Iran d’être encore une menace à l’avenir, pour Israël comme pour les États voisins dans la région. Le chancelier souhaite au peuple iranien « qu’il ait aussi la possibilité et le droit de prendre son destin en main et qu’il puisse par ailleurs se doter d’un gouvernement légitimement élu dans le cadre d’un vote démocratique ».

Prévenir les mouvements migratoires incontrôlés

Compte tenu de la situation au Proche et Moyen-Orient, l’UE est prête à « mobiliser pleinement ses outils diplomatiques, juridiques, opérationnels et financiers pour prévenir les flux migratoires incontrôlés vers l’UE et préserver la sécurité en Europe », peut-on lire dans les conclusions du Conseil européen du 19 mars. La sécurité et le contrôle des frontières extérieures de l’UE seront encore renforcés. Le Conseil européen souligne l’importance de la coopération avec les partenaires de la région afin de garantir qu’ils reçoivent l’aide et le soutien nécessaires.

Conséquences économiques

Par ailleurs, le gouvernement fédéral s’emploie à limiter l’impact économique du conflit. C’est ainsi que les stations-service ne peuvent désormais plus augmenter les prix des carburants qu’une seule fois par jour. La réduction de la taxe sur l’énergie applicable au diesel et à l’essence est entrée en vigueur pour les mois de mai et de juin. Le montant cumulé de la taxe sur l’énergie applicable aux carburants et de la TVA est réduit d’environ 17 centimes par litre de carburant. Les pays de l’Agence internationale de l’énergie ont débloqué leurs réserves stratégiques.