Rapprochement entre l’Ukraine et l’UE

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Conférence de presse du chancelier fédéral Friedrich Merz à l’issue du Conseil européen à Chypre Rapprochement entre l’Ukraine et l’UE

À l’issue du Conseil européen à Chypre, le chancelier fédéral Friedrich Merz a annoncé la poursuite du soutien de l’UE à l’Ukraine. Il a également prôné la discipline budgétaire, s’est opposé à tout nouveau recours de l'UE à l'endettement et a mis en garde contre un cadre financier surdimensionné.

  • Transcription de la conférence de presse
  • vendredi 24 avril 2026
Réunion entre le chancelier fédéral Friedrich Merz et d’autres chefs de gouvernement de l’UE

Les conflits en Iran et en Ukraine et le cadre financier pluriannuel de l’UE, trois sujets majeurs de la rencontre

Photo : Gouvernement fédéral/Tobias Koch

À l’issue du Conseil informel de l’Union européenne à Chypre, le chancelier fédéral Friedrich Merz est revenu sur les principaux sujets abordés lors de la rencontre, à savoir la poursuite du soutien accordé à l’Ukraine, la situation au Moyen-Orient, qui s’accompagne d’une hausse des prix de l’énergie, ainsi que les négociations sur le cadre financier pluriannuel. Dans ce contexte, il a mis en garde contre un budget de l’UE disproportionné et a refusé tout nouveau plan de recours à l’endettement.

Cette rencontre lui a également permis d’échanger avec le président Volodymyr Zelensky au sujet de la situation en Ukraine, ainsi qu’avec des chefs d’État et des représentants majeurs de la région du Golfe à propos du conflit au Proche et au Moyen-Orient. Le chancelier a indiqué que la présidente du Parlement européen et la présidence chypriote du Conseil de l’UE avaient par ailleurs présenté une « feuille de route pour renforcer la compétitivité de l’UE », qui a été signée officiellement par le Conseil de l’UE, le Parlement européen et la Commission européenne. De nombreuses mesures devraient être adoptées en 2026.

L’essentiel à retenir :

  • Ukraine : l’UE a assuré au pays qu’elle poursuivrait son soutien, a déclaré le chancelier, insistant plus spécifiquement sur le déblocage d’un prêt de 90 milliards d’euros auquel la Hongrie opposait jusqu’ici son veto. Friedrich Merz a également salué l’adoption du 20e train de sanctions contre la Russie. Le message est clair : « Nous ne reculerons pas ». En ce qui concerne l’éventuelle adhésion de l’Ukraine à l’UE, M. Merz a proposé une « stratégie de préadhésion » avec des étapes intermédiaires. Les pays des Balkans occidentaux devraient également être davantage soutenus dans leur processus d’adhésion à l’UE.
  • Proche et Moyen-Orient : le chancelier fédéral a souligné que l’Iran « jouait la montre », d’où la nécessité d’accroître la pression. Pour le chancelier, un assouplissement des sanctions ne pourra être envisagé que lorsque la libre circulation maritime sera assurée dans le détroit d’Ormuz, que le programme nucléaire iranien aura pris fin et qu’Israël ne sera plus menacé. L’Allemagne est en principe prête à contribuer à une mission de sécurité dans le détroit d’Ormuz, a déclaré Friedrich Merz. Pour ce faire, trois conditions doivent être remplies : l’arrêt des combats, une base juridique assortie d’un mandat du Bundestag et un « concept politique et militaire global viable ».
  • Cadre financier pluriannuel : concernant les discussions au sujet du cadre financier pluriannuel à partir de 2028, le chancelier a souligné les « priorités politiques inscrites dans le budget », notamment la compétitivité et la défense. À une époque où la quasi-totalité des États membres déploient les « efforts de redressement budgétaire les plus rigoureux », il est hors de question d’« augmenter massivement le budget de l’UE », a-t-il ajouté. Les réductions doivent s’appliquer à toutes les rubriques de dépenses. Le chancelier fédéral a précisé qu’il n’était « pas envisageable » d’augmenter encore l’endettement de l’UE. Il a également rejeté la proposition de la Commission d’imposer une taxe supplémentaire aux grandes entreprises.

Retrouvez ici la transcription de la conférence de presse (uniquement en allemand) :