Négociations des Nations Unies sur le climat à Paris

L'avenir de notre planète est en jeu

Limiter les changements climatiques est probablement le plus grand défi de ce siècle. Des délégations de 195 États ont désormais la tâche de le relever. C’est ce qu’a déclaré la ministre fédérale de l'Environnement Barbara Hendricks dans sa déclaration gouvernementale portant sur la conférence des Nations Unies sur le climat à Paris.

« La conférence sur le climat à Paris doit amorcer la transition vers une nouvelle ère », a affirmé Mme Hendricks dans son discours consacré à la conférence Paris Climat 2015. L'objectif du G7 de décarboner l'économie mondiale au cours de ce siècle a été une décision fondamentale quant à l'orientation à prendre. Il a reçu le soutien du Brésil peu de temps après.

185 États ont déposé leurs objectifs nationaux de réduction d'émissions de CO2. Ces derniers représentent 95 % des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale. Grâce à ces contributions, le réchauffement mondial pourrait être limité à environ 2,7 degrés. « Nous devons faire plus », insiste Mme Hendricks. « Et nous en sommes capables ! La limite de deux degrés doit être contraignante du point de vue du droit international. »

Mme Hendricks a esquissé les lignes directrices des négociations de l'Allemagne à Paris.

  • Il nous faut une transparence totale. Nous voulons des règles claires définissant la manière dont la protection climatique doit être mesurée et consignée dans les différents États.
  • Nous devons être en mesure d'ajuster en cours de route les objectifs nationaux de réduction des émissions de CO2. C'est pourquoi nous avons besoin d'un mécanisme nous permettant de revoir à la hausse petit à petit les ambitions, si possible par cycles de cinq ans.
  • Nous voulons qu'il y ait une solidarité mondiale avec les pays qui souffrent le plus des conséquences du changement climatique.
  • Nous avons besoin d'affirmer notre engagement en faveur d'un objectif sur le long terme, ce dernier devant être celui du zéro carbone : plus aucune émission de CO2 résultant d'énergies fossiles au cours du siècle.

Financement de la protection climatique

La progression du changement climatique attiserait les conflits relatifs à la répartition partout dans le monde et en créerait de nouveaux. « Si nous ne parvenons pas à limiter la hausse de la température, nous perdrons la lutte contre la pauvreté, le désespoir et la fuite », souligne la ministre.

« Les pays du Sud souffriront des effets du réchauffement climatique même si nous parvenons à le contenir à deux degrés. » C'est pourquoi les pays industrialisés se sont engagés à mobiliser chaque année, à partir de 2020, 100 milliards de dollars américains provenant d'investissements publics et privés au profit de la protection climatique.

De concert avec les États-Unis, la France et huit autres pays, l'Allemagne a annoncé à Paris que 248 millions de dollars américains seraient alloués à un fonds. Ce dernier doit aider en particulier les pays pauvres à s'adapter aux conséquences du changement climatique.

Promouvoir le changement structurel

L’Allemagne est pionnière en matière de protection du climat « 1,5 million de personnes travaillent dans ce secteur. La part sur le marché mondial des produits, procédés et services verts « Made in Germany » s'élève à 13,6 %. « La protection climatique ne nuit pas à l'économie, la protection climatique crée de la prospérité et des emplois », a expliqué Mme Hendricks.


« Grâce à un nouvel accord, nous souhaitons tendre la main à ceux dont la peur de la transformation dépasse les préoccupations liées aux conséquences du changement climatique. Ensemble, nous stopperons le changement climatique et donnerons ainsi à des millions de personnes la chance d'une vie meilleure. »