Impulsions en faveur de l’économie mondiale

Résultats du sommet du G20 Impulsions en faveur de l’économie mondiale

Les chefs d’État et de gouvernement du G20 ont défini à Brisbane un train de mesures pour une croissance économique accrue et une meilleure protection du climat. La chancelière fédérale Angela Merkel a présenté aux hôtes ses remerciements pour cette rencontre très réussie qui a rendu possibles ces résultats.

La chancelière fédérale Angela Merkel s’entretient avec le président des États-Unis Barack Obama et le premier ministre britannique David Cameron

L’accord de libre-échange prévu entre les États-Unis et l’Europe a été abordé en marge du sommet

Photo : Bundesregierung/Bergmann

La chancelière fédérale Angela Merkel, au deuxième jour des négociations à Brisbane, a fait état d’évolutions très encourageantes. Elle a rendu compte des débats fructueux et « extrêmement passionnants » concernant l’économie, le commerce, la régulation des marchés financiers, ainsi que le climat et l’énergie.

Accélérer la croissance

Les pays veulent augmenter leur croissance commune à l’horizon 2018 grâce à plus de 800 mesures. Leur objectif est d’atteindre 2,1 % de plus que ce qui avait été pronostiqué en 2013. Cette croissance accélérée doit créer un surcroît de performance économique ainsi que de nouveaux emplois.

La chancelière a souligné qu’une gestion budgétaire solide et des réformes structurelles représentent également pour elle des conditions nécessaires. Le débat a été porté par la conscience du fait que « dans une économie mondialisée, nous sommes évidemment tous en étroite interconnexion », selon Angela Merkel.

Du côté allemand, elle a précisé « que l’Allemagne est active sur deux fronts, l’un des deux étant la nécessité structurelle de se préparer à l’avenir, et ce aussi bien en ce qui concerne la numérisation qu’en ce qui concerne la recherche et le développement ainsi que les missions en matière d’éducation ». Elle a signalé les défis démographiques auxquels l’Allemagne se trouve confrontée. En outre, la volonté de l’Allemagne de réaliser des investissements supplémentaires a été accueillie de manière positive, a rapporté Mme Merkel.

Faciliter les échanges commerciaux

En matière de commerce, la chancelière fédérale constate des progrès en direction de nombreux accords régionaux et bilatéraux. Cela comprend également les négociations entre l’Europe et les États-Unis au sujet de l’accord de libre-échange transatlantique TTIP.

« Ce qui a été très visible ici, et à quoi tous les Européens qui ont pris la parole ont d’ailleurs de nouveau fait référence, est le fait que nous voyons la tournure prise par les accords commerciaux dans la région Asie-Pacifique », a exposé Mme Merkel. L’UE se trouve par conséquent pressée par le temps dans les négociations concernant l’accord de libre-échange avec les États-Unis.

Mieux réguler les marchés financiers

En matière de régulation des marchés financiers, le G20 a réalisé de belles avancées. Les banques présentant un risque systémique sont à présent régulées au niveau international. « En d’autres termes, il ne sera jamais plus nécessaire que les contribuables interviennent, qu’ils soient contraints, lorsque de grandes banques s’effondrent, de sauver ces banques parce qu’elles exercent sur eux dans les faits une sorte de chantage », a expliqué la chancelière fédérale.

Il s’agit à présent d’y ajouter la régulation des systèmes bancaires parallèles. Le sommet du G20 a présenté pour cela une feuille de route à l’horizon 2016. Angela Merkel a éclairé le contexte de cette façon : « Si cela est si important, c’est parce que bien sûr, si les banques sont régulées, il existe un danger de dérive vers les systèmes bancaires parallèles. Et c’est donc un moyen d’empêcher ce phénomène ».

Un succès a également été réalisé dans l’échange automatique de renseignements dans le domaine fiscal. « En cela, l’OCDE et le G20 ont réellement atteint quelque chose de qualitatif », selon Angela Merkel.

Des progrès dans la protection du climat

Le climat et l’énergie ont représenté un autre sujet débattu de façon très approfondie. La chancelière s’est félicitée à ce propos que les États-Unis et la Chine aient pris des engagements « qui nous font avancer sur le chemin de la conférence Paris Climat 2015 ».

La semaine prochaine a lieu à Berlin la conférence de reconstitution des ressources du Fonds vert pour le climat. Dans ce cadre, les États-Unis auraient annoncé trois milliards de dollars, la République fédérale d’Allemagne apportera une contribution d’un milliard de dollars, le Japon s’engagera à hauteur de 1,5 milliard de dollars.

Le Fonds vert pour le climat (Green Climate Fund) est un fonds multilatéral des Nations Unies pour le climat. Il soutient dans les pays en voie de développement des projets pour le climat qui servent la diminution des émissions de gaz à effet de serre et l’adaptation au changement climatique. Ce sont 100 milliards de dollars par an qui doivent être mis à disposition à cette fin jusqu'en 2020.

Déclaration sur l’Ebola

Un autre sujet mondial d’importance est l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest. Au début de la rencontre, les chefs d’État et de gouvernement avaient fait part, dans une déclaration, de leur affliction au regard des souffrances en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone. Ils ont loué les efforts entrepris par les gouvernements et les populations des États d’Afrique de l’Ouest afin de lutter contre l’épidémie.

Les membres du G20 ont enjoint la communauté internationale à renforcer son aide aux pays touchés. Des aides d’urgence tout comme un soutien financier à long terme sont nécessaires pour atténuer les conséquences de la crise et pour garantir un redressement économique durable.

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