Déclaration de politique générale sur l'UE et le G20

Angela Merkel veut un signal de détermination

« Ce n'est qu'ensemble que nous réussirons à trouver les bonnes réponses aux questions fondamentales de notre époque », a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel dans sa déclaration de politique générale au Bundestag. Cela vaut aussi bien pour l'Union européenne (UE) que pour le G20.

La chancelière fédérale Angela Merkel fait une déclaration de politique générale devant le Bundestag

Angela Merkel : L'isolationnisme et le protectionnisme ne résoudront pas les problèmes de ce monde

Photo : Bundesregierung/Bergmann

Les grands défis ne s'arrêtent pas aux frontières nationales. Ce n'est qu'ensemble que les bonnes réponses aux questions fondamentales peuvent être trouvées, a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel dans sa déclaration de politique générale au Bundestag. Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE ont envoyé un signal fort dans ce sens la semaine dernière lors du Conseil européen, selon Mme Merkel. C'est ce qu'elle attend aussi du sommet du G20, qui aura lieu les 7 et 8 juillet à Hambourg.

L’UE envoie un signal de dynamisme et de confiance

Le Conseil européen des 22 et 23 juin a envoyé un signal de dynamisme et de confiance, selon la chancelière fédérale. « L'Europe envisage à nouveau l'avenir avec plus de confiance », notamment grâce à la bonne coopération entre l'Allemagne et la France, a-t-elle affirmé.

Lors du Conseil européen, il a surtout été question du rôle que l'Europe allait jouer à l'avenir, a poursuivi Mme Merkel. Le climat, le terrorisme et la migration ne s'arrêtent pas aux frontières, a souligné la chancelière. « Quiconque croit pouvoir régler les problèmes de ce monde par l'isolationnisme et le protectionnisme commet une grave erreur. »

L'Europe a prouvé qu'elle est capable de trouver des solutions convaincantes en commun, a affirmé la chancelière. La situation économique en Europe s'est redressée : tous les 28 États membres devraient afficher cette année une croissance positive. Le chômage est à son plus bas niveau depuis huit ans au sein de l'Union européenne. En outre, 10 millions de nouveaux emplois ont été créés à l'échelle européenne depuis 2103, selon la Commission européenne. «

Ce sont là des succès dont presque personne n'aurait cru l'Europe capable il y a quelques années », a souligné la chancelière.

Le G20 plus important que jamais

Les chefs d'État et de gouvernement du G20 se rencontreront les 7 et 8 juillet à Hambourg. La chancelière fédérale espère contribuer à faire en sorte qu'émane du sommet du G20 un signal de détermination. Les 20 principaux pays industrialisés et émergents doivent démontrer qu'ils ont compris leur grande responsabilité vis-à-vis du monde et qu'ils l'assument.

« Le monde est dans l'incertitude, il est devenu moins uni », a averti la chancelière. C'est pourquoi les États du G20 discuteront à Hambourg de terrorisme, de changement climatique et de protectionnisme. « Aucun de ces défis ne s'arrête aujourd'hui à quelque frontière nationale que ce soit », a averti Mme Merkel.

C'est pourquoi elle attend qu'émane du sommet du G20 à Hambourg un « signal de détermination ». Les chefs d'État et de gouvernement doivent démontrer « qu'ils ont compris leur très grande responsabilité vis-à-vis du monde et qu'ils l'assument ». Ce n'est qu'ensemble que les bonnes réponses aux questions fondamentales peuvent être trouvées, a fait valoir Mme Merkel, soulignant que l'on avait besoin des États du G20 plus que jamais.


Les 20 principaux pays industrialisés et émergents, réunis au sein du G20, représentent deux tiers de la population mondiale, quatre cinquièmes du produit intérieur brut mondial et trois quarts du commerce mondial.

La protection du climat n'est pas négociable

« Depuis la décision des États-Unis d'Amérique de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat, nous sommes plus déterminés que jamais de le mener au succès », a déclaré Mme Merkel. L'Allemagne aussi doit bien faire ses devoirs en matière de protection du climat ; il y a encore beaucoup à accomplir. « Nous voulons et nous devons relever ce défi existentiel, et nous ne pouvons attendre ni n’attendrons d’avoir convaincu jusqu’aux plus sceptiques des résultats des recherches scientifiques relatives au changement climatique. En d'autres mots : l'accord sur le climat est irréversible et il n'est pas négociable », a souligné la chancelière.

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