« Nous sommes un pays fort »

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Déclaration gouvernementale du chancelier fédéral devant le Bundestag allemand « Nous sommes un pays fort »

Dans sa déclaration gouvernementale, le chancelier Friedrich Merz a souligné la nécessité de préserver la capacité d’action du gouvernement fédéral, d’assurer la prospérité et d’œuvrer à un bel avenir. « En rassemblant les forces du centre, nous pouvons gouverner notre pays et atteindre nos objectifs. »

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Le chancelier fédéral Friedrich Merz à la tribune du Bundestag

« La coalition s’est engagée sur la voie du renouveau », a déclaré le chancelier fédéral Friedrich Merz devant le Bundestag allemand.

Photo : picture alliance / dpa/ Andreas Gora

« Nous sommes un pays fort, sur les plans économique, politique et sociétal », a déclaré le chancelier Friedrich Merz dans sa déclaration de politique générale devant le Bundestag allemand. Il y a un peu plus d’un an, le gouvernement a entrepris de moderniser et de réformer le pays. « Nous sommes tous d’accord : le centre doit montrer, ici et maintenant, qu’il est capable de façonner notre pays, de le moderniser et de le conduire vers l’avenir », a déclaré Friedrich Merz.

La preuve en a notamment été apportée la semaine dernière, lorsque les partis de la coalition gouvernementale sont convenus d’un vaste train de réformes au sein de la commission des responsables des partis de coalition . « Ces mesures visent avant tout à donner davantage de marge de manœuvre à nos entreprises, à préserver notre État social et à alléger la charge fiscale des salariés », a souligné le chancelier.

« Nous nous apprêtons à engager de profondes réformes »

Dès la première année du gouvernement dirigé par le chancelier fédéral Friedrich Merz, de nombreuses mesures ont été prises et commencent aujourd’hui à produire leurs effets. Le chancelier a notamment cité la retraite active : « Les premiers chiffres montrent que plus de 10 000 salariés ont déjà bénéficié de ce dispositif dans les entreprises au premier semestre 2026. » Il a également évoqué la nouvelle garantie de revenu minimum entrée en vigueur le 1er juillet, « qui nous permet d’exiger à nouveau de ceux qui le peuvent qu’ils fassent preuve de responsabilité individuelle et donnent quelque chose en retour ».

« Nous nous apprêtons à engager de profondes réformes : réforme fiscale, réforme des retraites, réforme de la santé et réforme du marché du travail. C’est un programme d’une ampleur qu’aucun gouvernement fédéral n’a entrepris ces dernières années », a déclaré le chancelier Friedrich Merz. Il souhaite que ces réformes soient envisagées avec optimisme : « Car nous avons toutes les raisons d’être courageux, d’oser et de croire en nos capacités. »

Le chancelier fédéral a notamment abordé... 

… l’avenir des retraites

Pour le chancelier, il s’agit de « trouver un nouvel équilibre équitable entre les générations et, pour cela, de tirer parti des opportunités offertes par le marché des capitaux ». La commission des responsables des partis de coalition est convenue de mettre en œuvre, dans le cadre d’un ensemble de mesures législatives, les recommandations phares du rapport de la commission sur les retraites. L’objectif est d’inverser une double tendance : à terme, le taux de cotisation au régime par répartition ne doit plus augmenter, mais diminuer, tandis que le niveau des prestations ne doit plus baisser, mais augmenter. 

… la réforme fiscale

En matière d’impôt sur le revenu, le gouvernement entend, comme convenu dans l’accord de coalition, alléger la charge fiscale des ménages aux revenus faibles et moyens, et en particulier des familles. Parallèlement, les revenus les plus élevés seront un peu plus fortement imposés. Le chancelier y voit une « contribution à la justice sociale dans notre pays ». Il a par ailleurs annoncé que le gouvernement entendait présenter d’ici à l’automne, en collaboration avec les Länder, des propositions visant à simplifier le droit fiscal.

… le marché du travail

Le chancelier a souligné : « Nous voulons et devons rendre le marché du travail plus dynamique. » Il doit ainsi être possible de recourir plus longtemps qu’auparavant aux contrats à durée déterminée dits « sans motif particulier ». L’objectif est d’encourager les employeurs à embaucher de nouveaux salariés.

… la simplification administrative

Le gouvernement fédéral entend désormais supprimer toutes les obligations de déclaration. Tout ministère souhaitant en maintenir une devra en justifier à nouveau la nécessité. « Par rapport à toutes les lois de simplification adoptées jusqu’à présent, c’est un véritable coup d’accélérateur », a déclaré le chancelier Friedrich Merz.

… des signaux économiques encourageants

Le chancelier fédéral Friedrich Merz a cité en exemple l’ouverture, à Dresde, de la plus grande usine de semi-conducteurs de puissance au monde : « Nous pouvons et nous allons non seulement participer aux chaînes de valeur de l’avenir, mais aussi en tirer parti et en bénéficier. » Les nouveaux chiffres de l’association des start-ups sont eux aussi encourageants à ses yeux : « De janvier à juin, plus de 3 000 nouvelles entreprises ont été créées en Allemagne », a indiqué Friedrich Merz. C’est presque autant que sur l’ensemble de l’année 2025. L’Office fédéral de la statistique a également prévu une hausse nettement plus forte de la production en mai et en juin. « Ce sont des signes encourageants pour notre économie », a déclaré le chancelier.

… la sécurité et la défense

« Nous travaillons sans relâche à rétablir la capacité de défense de notre pays », a déclaré Friedrich Merz. L’objectif est de garantir la liberté et la paix en Europe. Le sommet de l’OTAN  qui vient de s’achever à Ankara a montré que l’Alliance était unie, forte et confiante. Le chancelier a également affirmé que la décision du Canada de moderniser sa flotte de sous-marins avec le concours de l’Allemagne et de la Norvège représentait « le plus important contrat d’armement international de l’histoire de la République fédérale d’Allemagne ». Ce contrat permettra de générer jusqu’à 100 milliards d’euros de valeur ajoutée au cours des prochaines décennies et de préserver des milliers d’emplois en Allemagne.