Angela Merkel en visite en Grèce

Saluer les signaux positifs et consolider les bonnes relations

La chancelière fédérale Angela Merkel s’est rendue en Grèce pour une visite de deux jours. Elle y a rencontré le premier ministre Alexis Tsipras et le président Prokopis Pavlopoulos. Par ailleurs, elle s’est entretenue avec des artistes, des scientifiques et des représentants des milieux économiques. Angela Merkel a déclaré se réjouir en particulier de la baisse du chômage dans le pays.

La chancelière fédérale Angela Merkel avec le premier ministre grec Alexis Tsipras lors d’une conférence de presse commune

La chancelière fédérale Angela Merkel avec le premier ministre grec Alexis Tsipras lors d’une conférence de presse commune

Photo : Bundesregierung/Denzel

En amont de sa visite, la chancelière fédérale avait souligné les liens étroits qui unissent l’Allemagne et la Grèce. Les relations bilatérales sont diversifiées et la Grèce est de surcroît un partenaire au sein de l’Union européenne et de l’OTAN.

La population grecque a traversé bien des épreuves

Après son arrivée à Athènes, la chancelière a rencontré le premier ministre Alexis Tsipras pour un échange de vues. À cette occasion, ils ont abordé des sujets bilatéraux mais également des thématiques internationales et de politique européenne.

À l’issue de sa rencontre, Angela Merkel a rappelé les temps difficiles dus à la crise financière : le peuple grec a traversé bien des épreuves. La Grèce a cependant reçu du soutien, y compris de l’Allemagne qui a apporté sa contribution. Il n’en reste pas moins que, durant cette période, « la population grecque a dû avant tout accepter des réformes structurelles douloureuses entraînant des préjudices personnels concrets, en particulier bien souvent pour ceux n’ayant pas de travail ».

La Grèce capable de tourner la page des programmes d’aide

Angela Merkel a souligné : « C’est la raison pour laquelle je me réjouis de constater aujourd’hui que la situation a évolué, que le chômage a baissé et que la Grèce a pu sortir des programmes d’aide. » Cela ne marque pas la fin des réformes, mais c’est un nouvel état.

À propos du conflit du nom avec l’ex-République yougoslave de Macédoine, la chancelière a déclaré : « Je suis reconnaissante à Alexis Tsipras d’avoir entrepris de résoudre la question du nom. Il s’agit là d’une action décisive qui profite non seulement à la Grèce et à la future République de Macédoine du Nord mais également à toute l’Europe et à nos valeurs communes. »

Rencontres avec le président et la société civile

Le deuxième jour de la visite d’Angela Merkel à Athènes a débuté par le dépôt d’une gerbe sur la tombe du soldat inconnu sur la place Syntagma située au cœur de la ville. Après une minute de silence, la chancelière a été ensuite accueillie officiellement avec les honneurs militaires.

Un entretien avec le président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos s’en est suivi au Palais présidentiel. La chancelière a poursuivi par une visite de l’école allemande à Athènes, où des élèves allemands et grecs sont scolarisés ensemble.

Le programme de visite du vendredi comprenait par ailleurs des rencontres avec des professionnels de la culture, des scientifiques et des intellectuels grecs ainsi qu’avec des représentants d’entreprises allemandes et grecques. Les discussions ont surtout porté sur l’état de la reprise économique en Grèce.

Pour clôturer son voyage, la chancelière a rencontré le chef de l’opposition grecque Kyriakos Mitsotakis avant de quitter la capitale grecque en fin d’après-midi pour s’envoler à nouveau vers Berlin.

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