Sommet du G20 à Buenos Aires

Le sommet se conclut par une déclaration finale commune

Les chefs d’État et de gouvernement des pays du G20 se sont entendus sur une déclaration finale. Grâce à une coopération constructive et à une capacité de compromis, des progrès importants ont été accomplis en matière de commerce mondial et de climat, a déclaré Angela Merkel en marge du sommet de Buenos Aires.

Les chefs d’État et de gouvernement du G20 à Buenos Aires

Photo de famille traditionnelle : les chefs d’État et de gouvernement du G20 à Buenos Aires

Photo : Bundesregierung/Bergmann

Les chefs d’État et de gouvernement se sont entendus, lors du sommet du G20 en Argentine, pour faire avancer les réformes de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de permettre un meilleur respect des règles du jeu communes.

Le sommet émet aussi un « signal clair - du moins à la grande majorité - pour une COP24 réussie dans le contexte du changement climatique », a affirmé la chancelière fédérale Angela Merkel. L’Allemagne va doubler ses contributions au financement climatique, a clairement établi Mme Merkel lors du sommet.

La conférence sur le climat COP24 débutera le 3 décembre à Katowice, en Pologne.

L’Argentine poursuit les initiatives allemandes

La chancelière a explicitement salué le rôle de l’Argentine, hôte de l’événement : le pays tient au multilatéralisme et à une économie mondiale fondée sur des règles. L’Argentine a poursuivi des thèmes importants de la présidence allemande et continué à envoyer des signaux clairs.

Sur ce point, Angela Merkel a en particulier cité les initiatives pour l’Afrique ainsi que les actions d’amélioration de la santé mondiale et de renforcement du rôle des femmes. Le Japon, qui prendra la présidence du G20 l’année prochaine, est fermement résolu à continuer de traiter ces thèmes, a affirmé la chancelière.

Les pays membres du G20 sont les États-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne, la France, le Brésil, le Royaume-Uni, l’Italie, la Russie, le Canada, l’Inde, l’Australie, le Mexique, la Corée du Sud, l’Indonésie, la Turquie, l’Arabie saoudite, l’Argentine et l’Afrique du Sud. L’Europe compte également parmi les membres et représente les autres pays de l’UE. L’Espagne y est un invité permanent. Pour le sommet du G20 de 2018, des représentants du Chili, de la Jamaïque, des Pays-Bas, du Rwanda, du Sénégal et de Singapour sont également invités.

Rencontres bilatérales en marge du sommet

Traditionnellement, des sommets tels que celui-ci servent aussi aux échanges de vues bilatéraux. Au début de la seconde journée, Angela Merkel a rencontré le président russe Vladimir Poutine. Au cœur de leur discussion : la situation en Syrie, ainsi qu’entre la Russie et l’Ukraine dans le détroit de Kertch et la mer d’Azov.

Concernant la Syrie, tous deux ont réitéré les accords de la réunion quadripartite d’Istanbul et sont tombés d’accord sur la poursuite de leur développement afin de les mettre en œuvre en vue d’un processus politique.

La chancelière fédérale a une nouvelle fois exprimé son inquiétude vis-à-vis de la crise dans le détroit de Kertch et fait part de son engagement en faveur de la liberté de la navigation maritime en mer d’Azov. Elle s’est accordée avec le président russe pour dire que d’autres échanges devaient avoir lieu à ce sujet entre les conseillers, en format Normandie.

Avec le président américain Donald Trump également, Angela Merkel a abordé les tensions entre l’Ukraine et la Russie concernant la navigation dans le détroit de Kertch.
Les deux dirigeants ont aussi discuté de l’annonce faite par les États-Unis de leur retrait du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (dit « traité FNI ») et des prochaines étapes de la partie américaine en ce sens.

D’autres rencontres bilatérales ont également eu lieu avec le président chinois Xi Jinping, le premier ministre indien Narendra Modi ainsi que le premier ministre australien Scott Morrison.

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