Europe

La Roumanie prend la présidence de l’Union européenne

À partir du 1er janvier 2019, la Roumanie exerce la présidence tournante du Conseil de l’Union européenne pour six mois. Elle succède ainsi à l’Autriche. C’est la première fois qu’elle préside l’Union depuis son adhésion en 2007.

Le drapeau roumain et le drapeau européen flottent à Bruxelles.

La Roumanie est membre de l’Union européenne depuis 2007.

Photo : Thierry Tronnel/Corbis via Getty Images

La présidence roumaine ouvre un nouveau « trio des présidences ». La Finlande prendra la relève au deuxième semestre 2019, et la Croatie au premier semestre 2020. Au cœur du programme de ce nouveau trio : liberté, démocratie, égalité, État de droit, droits de l’homme et droits des minorités. Ces valeurs forment le socle commun de l’Union européenne.

Pendant la présidence roumaine se dérouleront l’élection du Parlement européen et vraisemblablement le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne. Pour sa présidence, la Roumanie a fixé les priorités suivantes :

  • L’Europe de la convergence : croissance, cohésion, compétitivité, connectivité
  • L’Europe de la sécurité
  • L’Europe, acteur mondial plus fort
  • L’Europe des valeurs communes

Élections européennes, Brexit et sommet de Sibiu

Le Parlement européen se réunira selon toute probabilité en avril pour la dernière fois avant les élections européennes, les procédures législatives en cours le concernant devront donc s’achever prochainement.

Ensuite, il faudra s’atteler aux projets législatifs à plus long terme. La poursuite des négociations relatives au Cadre financier pluriannuel (CFP), qui ont débuté sous présidence autrichienne, figure également au programme.

Les chefs d’État et de gouvernement avaient discuté du CFP pour la période 2021 à 2027 pour la dernière fois lors du sommet des 13 et 14 décembre 2018. Leur objectif : parvenir à un accord lors du Conseil européen prévu à l’automne prochain.

L’un des grands événements de la présidence roumaine sera la réunion informelle du Conseil européen le 9 mai 2019 à Sibiu, ville dont est originaire le président roumain, Klaus Iohannis.

Une bonne croissance économique

La Roumanie compte 19,5 millions d’habitants, ce qui fait d’elle l’un des grands États membres de l’Union européenne. Bien qu’elle soit aussi l’un des pays les plus pauvres de l’UE, ses indicateurs économiques étaient bons dernièrement. En 2017, la Roumanie affichait la plus forte croissance du PIB de toute l’Union européenne avec un taux de 7,3 %. (Voir d’autres informations concernant la Roumanie sur le site de l’Office fédéral de la Statistique.)

Étroite coopération entre l’Allemagne et la Roumanie

Lors de sa visite en Roumanie en août 2018, le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas, avait plaidé pour la poursuite du processus de réforme, une lutte systématique contre la corruption et un dialogue pacifique entre les différents groupes politiques dans la société roumaine. À ce propos, il avait déclaré :

« Nous sommes inquiets de voir que c’est précisément une controverse sur les valeurs qui polarise la politique et la société roumaines depuis un an et demi. Ce n’est pas tant le débat en tant que tel puisqu’il doit avoir sa place dans toute démocratie libérale. Ce qui est inquiétant, c’est la dureté de cette controverse qui a même conduit à de violents affrontements. Je suis persuadé qu’il est possible, dans le cadre de la réforme de la justice, de parvenir à une répartition équilibrée des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, et donc de trouver une ligne de compromis qui fédère la société. »

Une chose est claire : l’Allemagne a besoin de la Roumanie comme partenaire stable et fiable, un partenaire qui soit attaché aux valeurs européennes communes.

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