Le Bundestag adopte le budget

De la sécurité pour les générations futures

Avec l’adoption du budget fédéral pour 2019, trois objectifs sont à nouveau atteints : un budget sans nouvel endettement, une augmentation nette des investissements publics et des mesures préparatoires judicieuses en matière de budget et de programmation financière. Le Bundestag a donné son feu vert au projet de loi de finances du gouvernement fédéral.

Graphique du budget fédéral/Diagramme circulaire

Le budget 2019 est doté d’une enveloppe totale de 356,4 milliards d’euros

Photo : Bundesregierung

« Une bonne politique financière constitue le pôle de stabilité de notre communauté et elle est aussi une marque de fabrique de cette coalition », a souligné le ministre fédéral des Finances Olaf Scholz au Bundestag. Le budget 2019 s’en sort encore une fois sans nouvelles dettes et permet enfin à l’Allemagne de remplir pleinement les critères de Maastricht. « C’est une belle réussite et cela contribue également à la sécurité des futures générations », a souligné M. Scholz.

Le gouvernement fédéral met l’accent sur trois points dans le cadre de son prochain budget et de sa programmation financière : alléger le budget des familles, promouvoir la construction de logements et faire avancer la transformation numérique.

Le budget fédéral 2019 prévoit des dépenses à hauteur de 356,4 milliards d’euros. Cela représente 12,8 milliards d’euros de plus que cette année. En 2019, l’endettement de l’Allemagne passera en dessous du plafond d’endettement européen de 60 % du produit intérieur brut (PIB) pour la première fois depuis 2002.

Renforcer la cohésion en Allemagne

Le gouvernement fédéral vise à assurer la cohésion sociale au sein de la population, y compris pour l’avenir. C’est pourquoi, selon Olaf Scholz, son budget doit contribuer à ce « que les citoyennes et les citoyens aient davantage de pouvoir d’achat ». Le gouvernement fédéral a déjà pris des mesures allant dans ce sens grâce à la loi sur l’allègement du budget des familles (FamEntlastG), à la réduction des cotisations de chômage et à la revalorisation des pensions de retraite. Des moyens supplémentaires seront également déployés concernant l’amélioration de la garde des enfants dans les crèches et les écoles, la construction de logements sociaux et la protection des locataires ainsi que la qualification de chômeurs de longue durée.

Investissements dans un État performant

L’année prochaine, la transformation numérique sera la priorité des dépenses d’investissement. Le gouvernement fédéral s’est fixé pour objectif de prendre de la vitesse dans le développement des infrastructures numériques, dans la promotion de la recherche et dans la formation de la population à la culture numérique.

Le volet de la sécurité et de l’ordre reste également important. Le gouvernement fédéral fournit des moyens considérables pour doter la police fédérale, les douanes et l’Office fédéral des migrations et des réfugiés d’effectifs suffisants. La défense et l’aide au développement se voient également attribuer davantage de moyens.

Se constituer un matelas de sécurité pour l’avenir

Au Bundestag, le ministre fédéral des Finances a indiqué sa volonté de prendre dès maintenant des mesures pour assurer l’avenir. S’il est vrai que l’économie continue de croître, que l’emploi est en hausse et que les recettes fiscales sont élevées, l’on estime encore « que cette évolution ne suit pas le même cours que ces dernières années ».

Olaf Scholz a mis en garde contre les risques qui pèsent sur l’évolution économique. La sortie du Royaume-Uni de l’UE place notamment les États membres restants face à de grands défis. « Nous devons travailler à façonner l’avenir de notre pays », a déclaré M. Scholz.

Pour une Europe forte face aux crises

Il est donc important de stabiliser l’Union européenne sur le plan économique et de la prémunir contre d’éventuelles crises à venir. De concert avec son homologue français Bruno Le Maire, Olaf Scholz veut parvenir rapidement à des avancées importantes concernant le budget de la zone euro, la poursuite du développement du Mécanisme européen de stabilité (MES) vers un fonds monétaire et la taxation des entreprises internationales. « Il est vraiment temps de traiter ces sujets », a souligné M. Scholz.

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