Steffen Seibert : relâcher les manifestants

Suite aux manifestations au Bélarus Steffen Seibert : relâcher les manifestants

Le gouvernement fédéral a demandé instamment au gouvernement de Minsk de libérer les manifestants arrêtés. C’est ce qu’a déclaré lundi son porte-parole Steffen Seibert. La semaine dernière, les forces de sécurité de Minsk et d’autres villes étaient intervenues massivement contre des manifestants pacifiques.

Suite à des manifestations contre le malaise social, de nombreuses arrestations ont eu lieu dans la capitale bélarussienne de Minsk et en d’autres lieux. Ces événements sont accueillis avec inquiétude par le gouvernement fédéral, comme l’a déclaré son porte-parole Steffen Seibert lundi lors de la conférence de presse gouvernementale.

Respecter les droits démocratiques

« L’OSCE a d’ores et déjà critiqué les détentions arbitraires et l’usage de la violence envers les manifestants, et le gouvernement fédéral se joint à elle. » La liberté de réunion et celle de la presse, ainsi que le droit de s’exprimer librement dans l’espace public sont des droits démocratiques inaliénables, a souligné le porte-parole.

L’intervention brutale des autorités locales contre des citoyens faisant justement usage de ces droits de façon pacifique soulève des interrogations quant au principe de proportionnalité. « Le gouvernement fédéral presse le gouvernement bélarussien de libérer les manifestants et les journalistes dans les plus brefs délais. »

L’ancienne république soviétique de Biélorussie (Bélarus) a obtenu son indépendance en 1991 avec la dissolution de l’Union soviétique. Depuis les élections présidentielles de 1994, elle est dirigée par le président Alexandre Loukachenko. Des élections ne correspondant pas aux normes de l’OSCE organisées le 19 décembre 2010 furent suivies le soir même de violentes attaques des forces de l’ordre. Plus de 700 manifestants furent arrêtés. L’UE réagit par des sanctions à cette vague répressive contre l’opposition, les médias indépendants et la société civile. La majeure partie de ces sanctions a été levée à l’issue des élections présidentielles de 2016 qui se sont déroulées dans une large mesure sans répression.