« La souffrance de l’Ukraine ne laisse personne indifférent »

Consultations avec des partenaires internationaux « La souffrance de l’Ukraine ne laisse personne indifférent »

Le chancelier fédéral Olaf Scholz a discuté aujourd’hui de la situation en Ukraine lors d’une visioconférence avec les chefs d’État et de gouvernement de partenaires internationaux et de représentants de l’OTAN et de l’UE. « Nous allons tous continuer à soutenir l’Ukraine, financièrement et aussi militairement », a déclaré M. Scholz. Toutefois, l’OTAN n’interviendra pas directement dans la guerre.

Le chancelier fédéral Olaf Scholz lors d’une conférence de presse après la visioconférence avec des partenaires internationaux sur la situation en Ukraine

« L’objectif est de donner à l’armée ukrainienne les moyens de faire face à l’attaque russe », a expliqué M. Scholz

Photo : Bundesregierung/Kugler

« La guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine est entrée dans une nouvelle phase la nuit dernière », a déclaré le chancelier fédéral Olaf Scholz à Berlin. La Russie a lancé l’offensive attendue dans l’est du pays. M. Scholz a souligné que la souffrance de l’Ukraine ne laissait personne indifférent : « Nous ressentons une tristesse infinie pour les victimes, et, il faut aussi le dire, une grande colère contre le président russe et cette guerre insensée. »

Poursuite de la coordination étroite avec les alliés

Dans cette situation, il est très important « que nous ayons des alliés avec lesquels nous puissions nous concerter étroitement et discuter de la meilleure manière de soutenir l’Ukraine », a déclaré le chancelier, ajoutant qu’il avait, aujourd’hui lors d’une visioconférence, eu des discussions approfondies sur ce sujet avec les présidents des États-Unis, de la France et de la Pologne, avec les chefs de gouvernement du Canada, du Japon, de l’Italie, de la Roumanie et du Royaume-Uni ainsi qu’avec des représentants de l’UE et de l’OTAN. « Il est clair que nous continuerons tous à soutenir l’Ukraine, financièrement et militairement », a souligné le chancelier fédéral Olaf Scholz à l’issue de ces échanges.

Le devoir d’empêcher une extension de la guerre

Dans le même temps, il est du devoir des chefs d’État et de gouvernement d’empêcher une extension de la guerre à d’autres pays, selon M. Scholz : « C’est pourquoi l’OTAN ne peut pas et ne va pas intervenir directement dans la guerre. » « Cela ne changera pas et nous sommes tous d’accord sur ce point », a-t-il insisté. « Le plus grand soutien possible à l’Ukraine, mais pas de participation de l’OTAN à la guerre », c’est sur ces principes que repose l’action commune, a expliqué le chancelier.

Continuer de soutenir l’armée ukrainienne

L’Allemagne continuera également à fournir des armes à l’Ukraine, en concertation avec ses partenaires. « L’objectif est de donner à l’armée ukrainienne les moyens de faire face à l’attaque russe », a expliqué M. Scholz. En collaboration avec l’industrie allemande et le gouvernement ukrainien, une liste de ce qui peut être fourni au pays est en cours d’élaboration. L’Allemagne mettra à disposition de l’Ukraine les moyens nécessaires à l’achat de ces items.

En outre, les partenaires de l’OTAN qui fournissent des armes de conception soviétique à l’Ukraine recevront des compensations. « C’est quelque chose que nous faisons avec beaucoup d’autres qui suivent le même chemin que nous », a indiqué M. Scholz, soulignant que « faire cavalier seul serait une erreur pour l’Allemagne ».