Retour volontaire au pays

Demandeurs d’asile afghans Retour volontaire au pays

Un avion spécial a ramené à Kaboul 125 ressortissants afghans tenus de quitter le territoire. Leur retour volontaire revêt une grande importance, car ils contribueront à la reconstruction de leur pays, a indiqué le ministre fédéral de l'Intérieur Thomas de Maizière.

Le ministre fédéral de l'Intérieur Thomas de Maizière rencontre le président afghan Ashraf Ghani (dr.) à Kaboul, en Afghanistan

Début février, M. de Maizière a convenu avec le président Ashraf Ghani d'organiser un vol spécial de retour

Photo : Bundesinnenministerium/dpa

Début février, le ministre fédéral de l'Intérieur Thomas de Maizière avait convenu avec le président afghan Ashraf Ghani et son conseiller à la sécurité nationale Mohammad Hanif Atmar d'encourager le retour de ressortissants afghans faisant l'objet d'une mesure d'expulsion du territoire en organisant un premier vol spécial vers Kaboul. Les deux interlocuteurs afghans voulaient envoyer un signal clair de la volonté de leur pays à les accueillir.

« Ces personnes retournent de leur propre gré dans leur pays d'origine afin de se construire une nouvelle vie et de nouvelles perspectives », a déclaré le ministre fédéral de l'Intérieur.

Leur retour volontaire contribue à l'importante tâche que représente la reconstruction de l'Afghanistan. « Le gouvernement fédéral continuera d'apporter un soutien actif dans ce domaine. Cela permet aussi d'éviter les mesures étatiques d'exécution forcée de l'obligation de quitter le territoire. »

L'engagement de longue date de l'Allemagne en Afghanistan vise à donner aux hommes et aux femmes sur place les moyens de reconstruire leur société grâce à « l'aide à l'autoassistance ».

Cela représente aussi une clé de la lutte contre les causes de la migration, a souligné M. de Maizière.

Le ministre fédéral de l'Intérieur Thomas de Maizière et le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier ont également entamé des entretiens avec d'autres pays afin de parvenir à une meilleure coopération en matière de retour des demandeurs d'asile déboutés. Les pays doivent accepter les « laissez-passer » en guise de remplacement de documents officiels lorsque les demandeurs d'asile n'ont pas de passeport, par exemple.

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