Nouvelles sanctions de l’UE

Corée du Nord Nouvelles sanctions de l’UE

L’UE s’est entendue pour durcir encore ses sanctions à l’encontre de la Corée du Nord, a déclaré le porte-parole du gouvernement fédéral Steffen Seibert à Berlin. Les ministres des Affaires étrangères formaliseront cette décision le 16 octobre.

Un peu plus tôt, la chancelière Angela Merkel avait réitéré sa position en faveur d’une solution diplomatique de cette crise.

L’Union européenne a atteint un consensus de principe sur le sujet jeudi (21 septembre). L’on vise notamment une interdiction complète des investissements et des exportations de pétrole ainsi que des gels d’avoir et interdictions de voyager supplémentaires vis-à-vis de la classe dirigeante nord-coréenne. C’est ce qu’a affirmé le porte-parole du gouvernement fédéral Steffen Seibert vendredi lors de la conférence de presse gouvernementale à Berlin.

Les violations du droit international se poursuivent

Chaque essai nucléaire ou balistique de la Corée du Nord constitue une violation du droit international, a ajouté M. Seibert. La récente décision de sanctions prouve une nouvelle fois que l’UE se montre unie contre les violations du droit international par le régime nord-coréen qui se poursuivent.
Il faut espérer que cette décision signifiera clairement au pouvoir nord-coréen que c’est en premier lieu à lui-même que nuisent ces attaques répétées contre le droit international.

Menace monstrueuse de bombe à hydrogène

Dans le même temps, le porte-parole a récusé la récente menace de la Corée du Nord de mettre à feu une bombe à hydrogène dans l’océan Pacifique. La communauté internationale s’est « entendue dès les années 1960, pour de bonnes raisons, pour ne plus effectuer d’essais nucléaires atmosphériques ».

Si la Corée du Nord brisait ce consensus, « ce serait une nouvelle escalade monstrueuse de ses agissements déjà irresponsables ». Le gouvernement a sommé la Corée du Nord de stopper immédiatement toute provocation.

Désaccord clair avec M. Trump

Dès mercredi, la chancelière fédérale Angela Merkel avait critiqué les dernières menaces du président américain Donald Trump vis-à-vis de la Corée du Nord. Elle considère tout type de solution militaire à la crise nord-coréenne « comme totalement inapproprié » et compte sur les efforts diplomatiques. Il y a sur ce point « un désaccord clair avec M. Trump », a déclaré Mme Merkel.

La chancelière s’est exprimée lors d’une interview à la « Deutsche Welle » mercredi (20 septembre) sur les essais balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. Au regard de ces provocations, « des sanctions et la mise en œuvre desdites sanctions sont, de mon point de vue, la réponse adaptée », et il faut faire avancer cela avec la plus grande détermination. « Toute alternative est selon moi erronée », a déclaré Angela Merkel.

Dans un discours tenu devant l’Assemblée générale des Nations Unies mardi (19 septembre), le président américain Donald Trump avait exprimé la menace, au vu des manœuvres d’intimidation nucléaires de la Corée du Nord, que les États-Unis pourraient le cas échéant ne pas avoir d’autre choix que de « détruire totalement » la Corée du Nord pour se défendre ou défendre leurs alliés.
M. Trump avait par la même occasion remis en question également l’accord sur le nucléaire de 2015 avec l’Iran.

L’Allemagne prête à la médiation

Comme l’a ensuite précisé la chancelière, l’Allemagne est prête à endosser une responsabilité de médiateur dans la crise avec la Corée du Nord. Le pays se sent concerné par cette crise, malgré l’éloignement géographique de la Corée du Nord. Angela Merkel a rappelé l’accord que les membres permanents du Conseil de sécurité, l’Allemagne et l’Union européenne avaient conclu en 2015 avec l’Iran. Celui-ci a « finalement bel et bien amené à limiter les possibilités de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire ».

La Corée du Nord ne doit pas faire d’émules

Le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a lui aussi souligné jeudi (21 septembre), dans un discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, que « la communauté internationale n’acceptera pas les provocations nucléaires de la Corée du Nord ».

La Corée du Nord ne doit pas faire d’émules. Si la communauté internationale se contente de regarder sans agir, si d’autres pays s’équipent de l’arme atomique, alors « il se trouvera d’autres responsables politiques pour suivre cet exemple ». C’est pourquoi l’armement atomique de la Corée du Nord est un défi mondial que la communauté des États doit relever ensemble.

Ne pas remettre en question l’accord avec l’Iran

C’est pourquoi il est actuellement « plus crucial que jamais » de ne pas remettre en question les accords existants en matière de contrôle des armements et de désarmement. Cela est tout particulièrement vrai pour l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, selon M. Gabriel. Maintenir cet accord est une question de « crédibilité de la communauté internationale ».