Nouvelles sanctions contre la Russie

Réunion extraordinaire du Conseil européen Nouvelles sanctions contre la Russie

Dans le contexte de la crise ukrainienne, les chefs d'État et de gouvernement ont pour la première fois décidé d'imposer des sanctions à l'encontre d'entreprises russes. Les décisions concernant les nominations ont été reportées au sommet extraordinaire du 30 août.

La chancelière fédérale Angela Merkel en discussion

Le sommet était centré sur trois thèmes : la situation en Ukraine et au Proche-Orient ainsi que les décisions concernant les nominations aux hauts postes de l'UE.

Photo : Bundesregierung/Denzel

Selon la chancelière fédérale Angela Merkel, la réunion extraordinaire du Conseil européen était centrée sur trois thèmes :

• les sanctions contre la Russie,

• la mise en œuvre d'un cessez-le-feu au Proche-Orient ainsi que

• les discussions concernant les nominations aux hauts postes de l'UE.

Au cours des dernières semaines, l'Union européenne a déployé de nombreux efforts afin de parvenir à un règlement du conflit dans l'est de l'Ukraine. « Cependant, aujourd'hui, notamment au vu des décisions que nous avions prises lors de notre dernière rencontre, nous avons été obligés de constater que les attentes que le président ukrainien a placées en un cessez-le-feu unilatéral, n'ont aucunement été satisfaites. »

L'UE limite le soutien financier à la Russie

Les sanctions contre la Russie sont étendues aux entreprises qui menacent ou sapent la souveraineté, l'intégrité territoriale ou l'indépendance de l'Ukraine.

La chancelière fédérale a également déclaré que l'UE allait limiter son soutien financier à la Russie lorsqu'il s'agit de questions relatives à la politique européenne de voisinage. Le troisième domaine concerne le soutien à des projets en Russie par les banques dites de promotion, telles que la Banque européenne d'investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. « Nous leur avons demandé de ne pas accorder de financement à de nouveaux projets pour la Russie », a indiqué Mme Merkel.

Apaiser les tensions au Proche-Orient

Le Conseil européen s'est également penché sur la situation au Proche-Orient. Nous avons une fois de plus souligné qu'Israël a le droit de se défendre dans le respect du principe de proportionnalité et de défendre ses propres intérêts », a affirmé Mme Merkel. Maintenant, il importe de mettre en œuvre un cessez-le-feu. Dans ce contexte, les chefs d'État et de gouvernement ont salué l'initiative de l'Égypte.

Aucune décision sur les hauts postes de l'UE

Une importante discussion a été menée concernant les désignations aux hauts postes de l'UE, a expliqué la chancelière. Elle a cité le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, qui avait rappelé, à Bruxelles, que deux tentatives avaient été nécessaires afin de s'entendre sur le cadre financier pluriannuel pour la période 2014 à 2020 : une première discussion en novembre 2012 et une seconde début 2013. « Nous sommes à nouveau dans une situation similaire. Je suis persuadée que nous allons finir par parvenir à une décision », a dit Mme Merkel.

Il sera à nouveau discuté des désignations à venir le 30 août, lors d'un autre sommet extraordinaire. Pour Mme Merkel, il est clair « que les désignations de tous les commissaires, à l'exception du remplaçant de Catherine Ashton, sont sous la responsabilité du président de la Commission, mais que, pour les États membres individuels, les différentes problématiques sont liées, d'une certaine manière. »

Les principales nominations sur lesquelles il s'agit de s'entendre concernent les remplaçants du président du Conseil européen et de la haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

En outre, les États membres doivent présenter d'ici fin juillet leurs candidats pour le collège des commissaires. Le gouvernement fédéral a désigné Günther Oettinger, le commissaire sortant en charge de la politique énergétique, pour un deuxième mandat.

Lignes directrices de Jean-Claude Juncker approuvées

Le nouveau président de la Commission, Jean-Claude Juncker, a profité de sa première réunion avec les chefs d'État et de gouvernement européens pour présenter ses lignes directrices pour la prochaine Commission européenne. Celles-ci ont été accueillies favorablement, « car elles s'appuient largement sur nos principes », selon Mme Merkel.

Lors de leur dernière rencontre au sommet des 26 et 27 juin, les chefs d'État et de gouvernement s'étaient mis d'accord sur un programme stratégique pour les cinq années à venir.

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