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Offensive dans la Ghouta orientale

Mettre fin au massacre immédiatement

Le gouvernement syrien mène « une campagne contre sa propre population civile ». C'est en ces termes que le porte-parole du gouvernement fédéral Steffen Seibert a condamné les attaques du régime de Bachar Al-Assad dans la Ghouta orientale. Berlin demande instamment au régime et à ses alliés de « mettre fin au massacre immédiatement ».

La nouvelle offensive du régime de Bachar Al-Assad dans la Ghouta orientale n'est pas une campagne antiterroriste, a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement fédéral Steffen Seibert : « Il s'agit d'une campagne contre sa propre population civile. » Des centaines de personnes ont été tuées en seulement deux jours, parmi elles nombre de femmes et d'enfants, sans compter les centaines de blessés.

Les denrées alimentaires sont bloquées

Les infrastructures civiles, en particulier les hôpitaux et les installations médicales, sont là aussi ciblées. M. Seibert a aussi évoqué la réaction de l'Unicef : « Le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, l'Unicef, a envoyé un communiqué vide via Twitter pour exprimer son indignation, car les mots manquent. »

La situation des quelque 400 000 personnes dans cette région aux abords de Damas, assiégée depuis des années, est catastrophique, a déclaré le porte-parole du gouvernement. Le régime bloque systématiquement les denrées alimentaires, les médicaments et les équipements médicaux destinés à la population sur place, dans le but d'obliger les rebelles qui contrôlent la région à se rendre, ou de les exterminer.

Le régime poursuit brutalement sa stratégie militaire

« En dépit de tous les efforts des Nations Unies, le régime poursuit brutalement sa stratégie militaire et refuse toute tentative de résolution politique. On ne peut que se demander où se trouvent la Russie et l'Iran, qui avaient déclaré à Astana qu'ils garantiraient le respect du cessez-le-feu, y compris dans la Ghouta orientale », s'est indigné Steffen Seibert.

Il a ajouté que « sans le soutien de ces deux alliés, le régime de Bachar Al-Assad ne serait pas là où il est aujourd'hui sur le plan militaire. Et sans ce soutien, il ne fait pas de doute que le régime devrait se montrer davantage prêt à négocier dans le cadre du processus de l'ONU ».

Dans ce contexte, il a insisté : « Nous appelons le régime de Bachar Al-Assad à mettre fin immédiatement au massacre dans la Ghouta orientale et à autoriser tant le ravitaillement humanitaire que les évacuations médicales. Nous demandons aussi à ceux qui soutiennent le régime d'user de leur influence considérable dans ce sens. »