Une vaste alliance internationale pour la paix et la justice

Le chancelier Olaf Scholz au Global Solutions Summit 2022 Une vaste alliance internationale pour la paix et la justice

Après l’agression de la Russie contre l’Ukraine, on observe une « vaste alliance internationale pour la paix et la justice » plus soudée que jamais, a mis en avant le chancelier Olaf Scholz lors du Global Solutions Summit à Berlin. L’Allemagne veut mettre cette unité à profit au cours de sa présidence du G7 pour s’attaquer également à des défis mondiaux urgents tels que la crise climatique et la lutte contre la pandémie.

Global Solutions Summit 2022

Lors du Global Solutions Summit, le chancelier fédéral Olaf Scholz a salué l’unité et la rapidité de réaction de la communauté internationale contre la guerre d’agression menée par Vladimir Poutine.

Photo : Bundesregierung/Steins

Au Global Solutions Summit de Berlin, les participants issus des sphères politique, scientifique et économique et de groupes de réflexion discutent de défis mondiaux. Ils adressent ensuite leurs recommandations aux pays du G7 et du G20. Cette année, c’est l’Allemagne qui préside le G7.

Une communauté internationale aussi unie que possible

Avoir la plus grande unité possible au sein de la communauté internationale est « ce qu’il y a de plus important pour protéger les fondements de l’ordre international et rétablir la paix en Europe ». Cette unité a transparu jeudi dernier (24 mars 2022) : pour la première fois l’OTAN, le G7 et le Conseil européen se sont réunis le même jour au niveau des chefs d’État et de gouvernement.

« Nos alliances sont plus que de simples communautés d’intérêts », a déclaré le chancelier fédéral Olaf Scholz. Elles ont d’ores et déjà permis une réponse commune, rapide et ciblée à la guerre d’agression menée par la Russie. La semaine dernière, le G7 s’est accordé sur des aides supplémentaires pour l’Ukraine et ses pays voisins, l’obligation d’accueillir les réfugiés, la réduction de la dépendance énergétique ainsi que sur des mesures pour faire face aux goulets d’étranglement en matière d’approvisionnement à l’échelle mondiale, notamment concernant la sécurité alimentaire internationale.

Le G7 fait front commun pour relever des défis mondiaux

Il ne faut pas que la guerre en Ukraine nous empêche de nous attaquer avec détermination aux grands défis mondiaux tels que la crise climatique ou la pandémie de Covid-19, a rappelé Olaf Scholz. « En tant que communauté de valeurs des grandes économies démocratiques, le G7 joue ici un rôle particulièrement important. » Il ne reste plus que trois mois de préparation avant la tenue du G7 à Elmau. Le chancelier fédéral souhaite que ce sommet envoie un signal fort en faveur du progrès, de la prospérité, de la paix et de la sécurité.

Être responsable et solidaire face à la pandémie

La présidence allemande du G7 veut faire avancer la question de l’équité vaccinale. En effet, la pandémie de Covid-19 n’est pas encore terminée. L’Allemagne prend ses responsabilités et contribue à hauteur de 1,5 milliard de dollars au dispositif Accélérateur ACT qui donne accès aux vaccins contre la Covid-19, aux médicaments et aux tests au niveau international. L’objectif ambitieux de l’OMS de vacciner 70 % de la population mondiale ne doit pas être perdu de vue, a souligné Olaf Scholz.

L’Allemagne s’engage en outre pour le renforcement et l’amélioration du financement de l’Organisation mondiale de la santé, dans le but également d’éviter de nouvelles crises sanitaires. Il convient d’accélérer la production de vaccins en Afrique et de consolider les infrastructures sanitaires dans le monde entier.

S’engager pour des sociétés ouvertes et résilientes

Le G7 veut désormais s’engager encore davantage pour défendre la démocratie libérale, la participation sociale et la liberté de la presse et pour lutter contre la désinformation et les cyberattaques. Cela signifie également que la présidence du G7 doit être aussi ouverte et inclusive que possible. Au cours de l’année et en particulier avant le sommet du G7, un dialogue intensif est mené avec les syndicats et les associations professionnelles, les scientifiques, les jeunes, les femmes, les ONG et les groupes de réflexion.

Le club climatique, un exemple de nouvelle coopération

La politique climatique, la transition énergétique et la protection de l’environnement constituent des priorités pour la présidence allemande du G7. Pour atteindre l’objectif de 1,5 °C, les défis sont immenses. Aux côtés de ses partenaires du G7, l’Allemagne entend donc promouvoir fortement l’idée d’un club climatique ouvert et coopératif d’ici au sommet d’Elmau fin juin. Voici trois facteurs qui devraient permettre à cette coopération de porter ses fruits :

  1. Les États s’engagent à respecter des normes ambitieuses pour la protection du climat.
  2. Le club climatique vise à faire avancer la transformation écologique de l’industrie.
  3. Le club climatique a besoin de partenaires internationaux bien au-delà du G7 qui s’engagent également à mener une politique climatique ambitieuse.

Dans son discours devant un public international, le chancelier Olaf Scholz a particulièrement souligné le caractère ouvert et coopératif d’un club climatique et a encouragé les partenaires internationaux à y participer. « En effet, sans collaboration entre les grands pays émetteurs, les pays émergents et les pays en développement, nous ne progresserons pas », a-t-il précisé. L’idée d’un club climatique ne remplacera toutefois pas les dispositifs actuels de protection du climat à l’échelle internationale. « Nous les complétons et nous les stimulons », a fait valoir le chancelier en conclusion.

« C’est la première fois que les préoccupations climatiques, énergétiques et environnementales sont traitées comme une seule et même problématique sous la présidence allemande du G7 (G7 Climate, Energy and Environment Track ou volet climat, énergie et environnement du G7) », a également relevé le ministre fédéral de l’Environnement Robert Habeck lors du Global Solutions Summit. Le volet « Finance » de la présidence allemande du G7 portera principalement sur la stabilité des marchés financiers, la solidité des finances publiques et la stabilité monétaire, a déclaré le ministre fédéral des Finances Christian Lindner dans son discours. Ces sujets sont « d’une importance capitale pour la cohésion sociale et la croissance économique » compte tenu des incertitudes macro-économiques causées par la guerre en Ukraine.