Une protection mondiale pour les réfugiés

70e anniversaire de la Convention relative au statut des réfugiés Une protection mondiale pour les réfugiés

Soixante-dix ans après la signature de la Convention de Genève relative au statut des réfugiés, la fuite migratoire et les déplacements forcés constituent toujours des défis majeurs pour la communauté internationale. Le gouvernement fédéral s’engage de diverses manières afin d’en atténuer les causes et d’améliorer la situation des réfugiés.

Une petite fille dans un camp de réfugiés en Grèce

70e anniversaire de la Convention de Genève : la fuite migratoire et les déplacements forcés constituent toujours des défis majeurs pour la communauté internationale

Photo : Angelos Tzortzinis/AFP via Getty Images

La fuite migratoire et les déplacements forcés constituent toujours des défis majeurs pour la communauté internationale soixante-dix ans après la signature, à Genève, de la Convention relative au statut des réfugiés. Le gouvernement fédéral s’engage de diverses manières afin d’en atténuer les causes et d’améliorer la situation des réfugiés.

La Convention relative au statut des réfugiés reste le texte international le plus important pour la protection des réfugiés, et n’a rien perdu de son actualité. L’année dernière, le nombre de personnes en fuite dans le monde a en effet encore augmenté.

Nouveau record du nombre de personnes déracinées

En 2020, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a recensé environ 82,4 millions de personnes déracinées, ce qui constitue un nouveau record. Ce nombre a doublé en dix ans. À l’heure actuelle, plus de 40 % de ces personnes ont moins de 18 ans.

Les raisons qui poussent les gens à fuir sont nombreuses : beaucoup quittent leur pays à cause de conflits armés, de violences ou encore de persécutions politiques, ethniques ou religieuses.

Près de la moitié des personnes déracinées sont des déplacés internes, c’est-à-dire qu’ils vivent encore dans leur pays d’origine. Environ 20,7 millions de personnes se sont réfugiés temporairement dans un pays voisin, et plus de 4 millions sont des demandeurs d’asile qui cherchent une protection et un accueil à long terme à l’étranger en raison de persécutions religieuses ou politiques.

Le 28 juillet 1951, la « Convention relative au statut des réfugiés » était adoptée à Genève. Soixante-dix ans plus tard, la Convention de Genève est toujours en application, après avoir été complétée en 1967 par le Protocole relatif au statut des réfugiés. Elle définit le terme de réfugié ainsi que les obligations des pays d’accueil. Au fil des ans, des millions de personnes ont trouvé une protection grâce au cadre qu’elle établit. À l’heure actuelle, plus de 140 pays l’ont ratifiée.

Le gouvernement fédéral s’engage au niveau international

L’Allemagne a signé la Convention de Genève dès le 19 novembre 1951 et y souscrit toujours. Le gouvernement fédéral soutient les réfugiés et les demandeurs d’asile dans le monde entier et fait partie des principaux pays d’accueil au niveau international.

En 2018, l’Allemagne a également adhéré au Pacte mondial sur les réfugiés. Celui-ci vise à améliorer la coopération internationale sur les questions ayant trait aux réfugiés et à répartir plus justement la charge. Contrairement à la Convention de Genève, le Pacte mondial sur les réfugiés n’est pas juridiquement contraignant : il s’agit d’une déclaration d’intention politique.

Soutien financier

Pour soutenir financièrement les pays d’accueil particulièrement concernés par les flux migratoires, le gouvernement fédéral a mis près d’un demi-milliard de dollars à disposition de le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ce qui en fait le deuxième donateur du HCR.

L’Allemagne est par ailleurs l’un des principaux pays donateurs pour les régions touchées par la guerre en Syrie et a débloqué plus de deux milliards d’euros au cours des dernières années. Dans le cadre de la dernière conférence des donateurs pour la Syrie au printemps 2021, le gouvernement fédéral a promis 1,7 milliard d’euros supplémentaires.

Depuis 2016, le gouvernement fédéral apporte également un soutien aux pays concernés par le biais du Programme alimentaire mondial (PAM), auquel il a versé plus de 1,4 milliard d’euros. Il a en outre été l’un des co-organisateurs du premier Forum mondial sur les réfugiés qui s’est tenu à Genève en 2019.

Atténuer les causes de la fuite migratoire

Dans le cadre de son action internationale de soutien aux réfugiés, le gouvernement fédéral cherche notamment à atténuer les causes de la fuite migratoire et des déplacements forcés dans le monde entier.

Pour cela, le conseil des ministres fédéral a créé en juillet 2019 la commission technique sur les causes de la fuite migratoire, qui a formulé 15 recommandations clés comprenant notamment un engagement plus fort en faveur du développement de structures de santé de base dans les pays en développement et une aide aux pays du Sud qui se tournent vers une économie respectueuse du climat.

Que réglemente la Convention relative au statut des réfugiés ?

Le principe de la Convention de Genève est de définir qui peut se prévaloir de ce statut : toute personne qui, craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, a dû fuir son foyer est considérée comme réfugiée. De plus, la Convention interdit au pays d’accueil de renvoyer les réfugiés en danger dans leur pays ou de les expulser.