Poursuite d’un soutien sans réserve à l’Ukraine

Visite du premier ministre croate au chancelier Olaf Scholz Poursuite d’un soutien sans réserve à l’Ukraine

« Nous ne pouvons ni ne voulons nous accommoder du fait qu’une guerre sans merci fait rage en Ukraine », a déclaré le chancelier Olaf Scholz lors de la visite du premier ministre croate Andrej Plenković. Saluant la décision de la Commission européenne de faire entrer la Croatie dans la zone euro, il s’est félicité de l’accueil, par le pays, d’un grand nombre de réfugiés de guerre, qui témoigne d’une « véritable solidarité au sein de l’UE ».

Croatie

Le chancelier fédéral Olaf Scholz et le premier ministre croate Andrej Plenković réaffirment l’importance d’une UE forte.

Photo : Gouvernement fédéral/Bergmann

Lors de la visite, mercredi, du premier ministre croate Andrej Plenković à la Chancellerie fédérale à Berlin, le chancelier fédéral Olaf Scholz a évoqué les 400 000 personnes d’origine croate vivant en Allemagne. La Croatie et l’Allemagne entretiennent par ailleurs des liens étroits, grâce à l’OTAN, au sein de l’Union européenne, mais aussi et surtout au travers des citoyennes et des citoyens des deux pays.

Le chancelier s’est explicitement félicité de la décision de la Commission européenne de donner son feu vert à l’entrée, au 1er janvier 2023, de la Croatie dans la zone euro. Olaf Scholz a souligné combien ce sujet, qu’il a qualifié de progrès majeur pour une Europe forte, lui tient à cœur.

Andrej Plenković est né à Zagreb en 1970. Il occupe le poste de premier ministre du gouvernement croate depuis 2016.

Plus de 100 jours de guerre

La guerre d’agression menée depuis plus de 100 jours déjà par la Russie contre l’Ukraine a été un thème central de la rencontre entre les deux chefs de gouvernement. Cette guerre « ne nous laisse aucun répit. Nous ne pouvons ni ne voulons nous accommoder du fait qu’une guerre sans merci fait rage en Ukraine. Une guerre dont le président russe est le seul et unique responsable », a insisté M. Scholz.

UE : adoption de nouvelles sanctions

Lors du dernier Conseil européen à Bruxelles, l’UE a adopté un nouveau train de sanctions de grande ampleur en réaction à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine. « Il est important que l’UE fasse front contre l’agresseur et, en infligeant à la Russie des paquets, désormais au nombre de six, de sanctions très sévères, de lui faire comprendre qu’elle devra supporter les conséquences de ses actes », a déclaré le chancelier.

Le chancelier a assuré l’Ukraine que l’Allemagne continuerait de lui apporter sans réserve son soutien « financier, humanitaire ainsi que militaire, en lui fournissant des systèmes d’armement et des munitions ».

Accueil de réfugiés par la Croatie : « une véritable solidarité »

Dans un élan de solidarité sans précédent, l’UE a accueilli des millions de réfugiés ukrainiens, s’est félicité le chancelier. Dans ce contexte, il a explicitement remercié le premier ministre Andrej Plenković « de la contribution de la Croatie à l’accueil d’un nombre aussi important de réfugiés, témoignant ainsi d’une véritable solidarité au sein de l’UE ».

Politique énergétique : réduire la dépendance à l’égard de la Russie

Lors de leurs entretiens, une attention particulière a été accordée à la politique énergétique. Selon Olaf Scholz, l’objectif est clair : « réduire la dépendance à l’égard des importations d’énergie, garder le contrôle des prix de l’énergie, et lutter contre le changement climatique ».

Faire avancer l’intégration des pays des Balkans occidentaux

Parallèlement à la guerre en Ukraine, l’avenir des Balkans occidentaux était un autre sujet inscrit à l’ordre du jour. « Il me tient à cœur que les États des Balkans occidentaux puissent mener au plus vite des discussions au sujet de leur entrée dans l’UE ».

Cette adhésion est dans l’intérêt de tous puisqu’elle renforce l’Union et stabilise les Balkans, a déclaré le chancelier fédéral Olaf Scholz pour qui il est important que les négociations de l’Union européenne avec la Macédoine du Nord et l’Albanie sur leur adhésion à l’UE puissent être engagées le plus tôt possible.