Visite à Berlin du premier ministre luxembourgeois
Lors de la première visite officielle en Allemagne de Luc Frieden, le chef du gouvernement luxembourgeois, le chancelier fédéral Olaf Scholz s’est félicité des excellentes relations qu’entretiennent les deux pays. Il a également invité les partenaires européens à intensifier leur engagement en faveur d’un soutien militaire à l’Ukraine. En 2024, l’aide de l’Allemagne dans ce domaine s’élèvera à plus de sept milliards d’euros.
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Le chancelier fédéral Olaf Scholz et le premier ministre luxembourgeois Luc Frieden se sont aussi entretenus de la situation en Ukraine.
Photo : Gouvernement fédéral/Bergmann
Membres fondateurs de l’Union européenne, l’Allemagne et le Luxembourg sont non seulement partenaires au sein de l’UE, ils sont aussi membres de l’OTAN et, en tant que tels, s’engagent depuis longtemps en faveur de la prospérité et de la paix en Europe et au-delà. « Nos deux États sont unis par un partenariat étroit basé sur la confiance », a déclaré le chancelier fédéral Olaf Scholz lors de la première visite officielle du nouveau chef de gouvernement luxembourgeois Luc Frieden à la Chancellerie fédérale à Berlin.
Luc Frieden est né en 1963 à Esch-sur-Alzette. Depuis le 17 novembre 2023, ce sexagénaire occupe le poste de premier ministre du gouvernement du Grand-Duché de Luxembourg.
Olaf Scholz a qualifié d’excellentes les relations bilatérales entre l’Allemagne et le Luxembourg, notamment pour ce qui est de la coopération transfrontalière entre le Luxembourg, le Land de Rhénanie-Palatinat et la Sarre. « Nous allons encore intensifier cette bonne coopération », a annoncé le chancelier.
Ukraine : un soutien qui ne faiblit pas
Lors de leur rencontre à la Chancellerie fédérale, Olaf Scholz et Luc Frieden se sont entretenus sur des sujets nombreux et variés. Sur le plan de la politique internationale, une attention particulière a été portée à l’Ukraine. Depuis près de deux ans, le pays se défend héroïquement contre les attaques impitoyables de la Russie, a déclaré Olaf Scholz.
Comme l’ont montré, même pendant la période de Noël, les frappes aériennes d’envergure sur des villes ukrainiennes, le président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine semble déterminé à poursuivre avec la même intensité l’agression contraire au droit international que mène son pays contre l’Ukraine.
Après les États-Unis, l’Allemagne est le plus fort soutien de l’Ukraine
M. Scholz a déclaré que l’Allemagne était à l’heure actuelle le plus fort soutien de l’Ukraine derrière les États-Unis. « Rien que cette année, nous avons pris des dispositions pour fournir à l’Ukraine plus de sept milliards d’euros d’armes et de matériel militaire. »
Dans le domaine critique de la défense aérienne notamment, l’Allemagne arrive en tête des soutiens. Le chancelier Olaf Scholz a mentionné par exemple les chars Gepard de même que les systèmes Patriot, IRIS-T ainsi que Skynex. Cette contribution est complétée par une enveloppe de plusieurs milliards d’euros d’aide humanitaire et financière et par un soutien politique à l’Ukraine.
Appel à une augmentation de la participation de chacun
« Aussi importante que soit la contribution de l’Allemagne, elle ne suffira pas à elle seule à garantir durablement la sécurité de l’Ukraine », a déclaré Olaf Scholz avant de déplorer les livraisons d’armes insuffisantes prévues jusqu’ici par la plupart des États membres de l’UE : « J’appelle donc les partenaires européens à intensifier eux aussi leurs efforts en faveur de l’Ukraine. »
Le chancelier a demandé que l’on dispose, au plus tard pour le Conseil européen du 1er février, d’une vision d’ensemble aussi précise que possible de la contribution qui sera concrètement apportée cette année en soutien à l’Ukraine par les partenaires européens. « L’Europe doit démontrer qu’elle est résolument aux côtés de l’Ukraine, de la liberté, du droit international. Ainsi que des valeurs européennes. Nous soutiendrons l’Ukraine aussi longtemps qu’il le faudra », a réaffirmé le chancelier fédéral.
Gaza : protéger la population civile
Olaf Scholz a par ailleurs évoqué le conflit entre Israël et le Hamas au Proche-Orient. Israël doit exercer son droit légitime à se défendre dans les limites du droit international humanitaire.
Le ravitaillement humanitaire dans les territoires palestiniens est précaire, a souligné le chancelier. On ne peut donc ignorer les mises en garde des organisations humanitaires internationales. « Le gouvernement israélien doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour garantir une meilleure protection de la population civile de Gaza dans ce conflit, ainsi qu’un meilleur accès à l’aide humanitaire », a-t-il ajouté.
Les chefs du Hamas doivent se rendre
La guerre pourrait prendre fin immédiatement, a expliqué Olaf Scholz, précisant les conditions à remplir préalablement : le Hamas doit mettre fin à ses agissements inhumains et libérer deux millions de Gazaouis retenus en otage. Et ses chefs doivent se rendre.
Olaf Scholz a exhorté l’Iran à ne pas attiser le conflit. Les tirs de roquettes du Hezbollah et les attaques des Houthis en mer Rouge constituent « une menace sérieuse pour la sécurité internationale ».
L’élargissement de l’Europe passe par des réformes
Au chapitre de la politique européenne, le chancelier a évoqué la décision de lancer des négociations d’adhésion avec l’Ukraine et le Moldova et d’accorder à la Géorgie le statut de pays candidat. « Ce sont des étapes historiques. L’avenir de ces pays passe par l’UE. » Il en va de même pour les pays des Balkans occidentaux.
L’élargissement de l’Union européenne ne pourra réussir que si celle-ci en sort renforcée. « Pour y parvenir, il ne suffit pas de faire des réformes. L’UE doit elle aussi se préparer à ces adhésions. »
Il est important que l’UE élabore collectivement des solutions pragmatiques aux problèmes actuels. Olaf Scholz voit un signal positif dans l’accord sur une position commune concernant le régime d’asile européen commun, qui a été négocié peu avant Noël. « Après bien des discussions, nous avons trouvé une bonne solution dans la lutte contre l’immigration irrégulière et nous nous sommes mis d’accord. »