Discours du chancelier pour les 35 ans de la révolution pacifique
Il y a 35 ans, des dizaines de milliers de personnes marchaient dans les rues de Leipzig afin de manifester pour la liberté et la démocratie. Le chancelier fédéral Olaf Scholz a rendu hommage à la ville de Leipzig, ainsi qu’à ses citoyennes et citoyens qui eurent le courage de se lever contre la dictature du SED, le parti socialiste unifié d’Allemagne.
Le chancelier Olaf Scholz lors de la cérémonie au Gewandhaus : « Ce jour-là, le courage des citoyennes et des citoyens de Leipzig a changé le monde. »
Photo : Gouvernement fédéral/Steffen Kugler
En 1989, des manifestations de masse pacifiques ont commencé à se répandre en RDA. La ville de Leipzig fut un lieu crucial de la révolution pacifique et le point de départ des manifestations du lundi. Le courage qu’eut la population de descendre dans la rue contre le régime du SED et la joie, transcendant les frontières, de voir s’effondrer le Mur sont devenus des événements parmi les plus marquants de l’Histoire. « Le 9 octobre 1989 a changé le monde. Ce jour-là, le courage des citoyennes et des citoyens de Leipzig a changé le monde », a affirmé le chancelier fédéral Olaf Scholz lors de la cérémonie du 35e anniversaire de la révolution pacifique à Leipzig.
L’essentiel en bref :
- Le chancelier fédéral, dans son discours solennel au Gewandhaus de Leipzig, a rappelé les évènements sociaux et politiques qui se sont déroulés en automne il y a 35 ans, au sein de la RDA, mais aussi à travers toute l’Europe. Il a en outre mis en garde les populistes et extrémistes contre tout détournement du slogan de l’époque « Wir sind das Volk » (Nous sommes le peuple).
Par ailleurs, le chancelier s’est joint à la prière pour la paix en l’église Saint-Nicolas de Leipzig. En septembre 1989, c’est cette même prière qui avait été à l’origine des manifestations du lundi. Le chancelier a prononcé ces mots : « Quand, ce 9 octobre, les citoyennes et les citoyens se sont levés des bancs de bois de l’église Saint-Nicolas, ils ne savaient pas à quel point ils iraient loin. Ils ne savaient pas si le soir venu, ils pourraient retrouver leur lit, ou s’ils finiraient sur le froid de l’asphalte, en détention ou aux urgences. Et pourtant, ils se sont mis en marche, chacun avec la peur au ventre, mais tous ensemble avec un incroyable courage. » Les manifestations sont restées pacifiques. Un mois plus tard, le mur tombait.
Vous pouvez lire ici la transcription du discours (en allemand uniquement).