Ensemble contre la guerre d’agression russe

Visite du premier ministre belge Alexander De Croo Ensemble contre la guerre d’agression russe

L’Allemagne et la Belgique sont d’accord sur le fait de soutenir l’Ukraine de toutes leurs forces. C’est ce qu’a mis en avant le chancelier fédéral Olaf Scholz mardi lors de sa rencontre avec le premier ministre belge Alexander De Croo à Berlin. Cela vaut pour la livraison d’armes mais aussi pour la question de l’adoption de nouvelles sanctions.

Le chancelier fédéral Olaf Scholz reçoit le premier ministre belge Alexander De Croo avec les honneurs militaires

Le chancelier fédéral Olaf Scholz a reçu le premier ministre belge Alexander De Croo avec les honneurs militaires

Photo : Bundesregierung/Denzel

Qualifiant la Belgique de voisin important, le chancelier fédéral Olaf Scholz a remercié le premier ministre belge Alexander De Croo pour sa visite « en ces temps difficiles et préoccupants ».

Leurs pays sont selon lui étroitement liés sur les plans politique, économique et culturel. « Animée d’intentions similaires aux nôtres, la Belgique est pour nous un partenaire essentiel au sein de l’Union européenne et à l’échelle internationale, par exemple dans le cadre des Nation Unies et lors d’opérations extérieures », a ajouté le chancelier.

La Russie doit immédiatement mettre fin à la guerre

Les échanges entre les deux chefs de gouvernement, qui se sont déroulés à la Chancellerie fédérale à Berlin, ont principalement porté sur la guerre d’agression menée par la Russie contre son voisin ukrainien et sur ses conséquences, a indiqué Olaf Scholz. « Nous appelons sans équivoque le président Vladimir Poutine à mettre fin à la guerre contre l’Ukraine. Alexander De Croo et moi-même sommes d’accord sur le fait de soutenir l’Ukraine de toutes nos forces, y compris en livrant des armes. »

Priorité à l’aide au peuple ukrainien

Concernant la question des sanctions, Olaf Scholz a ensuite déclaré qu’ils étaient également prêts à prendre des mesures supplémentaires si nécessaire. Lui-même et Alexander De Croo partagent le même point de vue quant à la nécessité des efforts de l’Union européenne pour aider activement et rapidement la population ukrainienne en grande détresse. La réunion extraordinaire du Conseil européen fin mai sera une nouvelle occasion de discuter ensemble de l’agression russe et du soutien à l’Ukraine, a annoncé le chancelier fédéral.

La guerre exige des changements profonds

Conséquence de la guerre d’agression russe, Olaf Scholz a fixé pour objectif de s’affranchir plus rapidement possible de la dépendance à l’égard des importations d’énergie fossile russe. « C’est pourquoi nous devons tout mettre en œuvre pour accélérer le paquet Ajustement à l’objectif 55. » Le développement des énergies renouvelables et la réduction drastique et constante de la consommation d’énergies fossiles sont désormais aussi une question de sécurité européenne, de résilience et de souveraineté. « Pour cela, nous avons besoin d’un ensemble de mesures ambitieux », a affirmé le chancelier.

Réévaluer la sécurité

Par ailleurs, l’attaque de la Russie à l’encontre de l’Ukraine constitue une rupture en matière de politique de sécurité et de défense pour l’espace euro-atlantique. Olaf Scholz a annoncé que des décisions devraient être prises concernant l’orientation future de l’alliance et les ajustements militaires nécessaires au vu des nouvelles conditions de sécurité lors du sommet de l’OTAN qui se tiendra à Madrid en juillet. Dans ce contexte, la question de savoir comment les États membres de l’UE pourraient mieux coordonner leurs investissements en matière de défense et les utiliser plus efficacement devrait également être abordée.

Promouvoir le rapprochement des pays des Balkans occidentaux

Du point de vue stratégique, il est également important pour l’Europe de parvenir à des accords concrets pour soutenir les six pays des Balkans occidentaux et pouvoir décider de leur rapprochement avec l’UE, a déclaré Olaf Scholz. « L’Europe doit tenir ses promesses », a-t-il souligné.

Réformer le régime d’asile européen

Selon le chancelier, la guerre en Ukraine et les dramatiques mouvements de réfugiés montrent en outre une fois de plus l’urgence de réformer le régime d’asile européen commun pour le rendre fonctionnel, juste et mieux préparé pour faire face aux crises. Il a insisté sur la volonté partagée d’avancer rapidement sur ce sujet également. Enfin, il a assuré que le gouvernement fédéral soutenait la démarche de réforme de la présidence française du Conseil de l’Union européenne.