Discours du chancelier lors de l’EURO FINANCE WEEK
Le chancelier fédéral Friedrich Merz participait à l’ouverture de la 28e EURO FINANCE WEEK. Dans son discours, il a mis l’accent sur les mesures que son gouvernement prendra afin de garantir la compétitivité, l’esprit d’innovation et la viabilité de l’Allemagne.
« Nous voulons que l’Allemagne soit un pays dans lequel non seulement on peut investir mais aussi on veut investir pour beaucoup de bonnes raisons », a martelé Friedrich Merz.
Photo : Gouvernement fédéral/Tobias Koch
Lors de l’ouverture de l’EURO FINANCE WEEK à Francfort-sur-le-Main, le chancelier fédéral Friedrich Merz a souligné la nécessité pour l’Allemagne, face aux actuelles mutations fondamentales, de jouer son rôle sur la scène européenne. Pour ce faire, le pays a besoin d’une nouvelle « equity story », un récit positif, afin de communiquer l’idée qu’il est à nouveau intéressant d’investir dans des entreprises allemandes.
Tout le monde est invité, a insisté le chancelier, à prendre part à cette « equity story ». Selon lui, le gouvernement fédéral y contribue, mais l’ensemble des personnes qui occupent des postes à responsabilité sont appelées à apporter leur pierre à l’édifice pour stimuler les investissements en Allemagne, assurer la compétitivité de l’économie et, partant, la prospérité et la cohésion.
L’essentiel du discours du chancelier
- Nécessité de réformes : Friedrich Merz considère l'Allemagne comme un port sûr dans le monde d’aujourd’hui. Car elle allie stabilité et puissance économique. Néanmoins, pour répondre à la stagnation actuelle et aux situations de crises géopolitiques persistantes, elle a besoin de mettre en œuvre des réformes. Le gouvernement fédéral a déjà donné le coup d’envoi de certaines mesures, comme le programme d’investissement d’urgence et des décisions en faveur d’une réduction massive de la bureaucratie. Les charges administratives devraient baisser d’environ 25 milliards d’euros pendant la législature actuelle, et notamment l'adoption du plan d'action en faveur des hautes technologies (Hightech-Agenda) devrait donner un coup de pouce aux innovations dans les industries clés.
- « Work-and-Stay-Agentur », agence numérique pour l’immigration de travailleurs qualifiés : toujours selon M. Merz, l'Allemagne a également besoin de main-d'œuvre internationale expérimentée. Cela exige une restructuration fondamentale du système d’intégration dans le marché du travail, ce qui est l’objectif du « probablement plus grand projet numérique de cette législature », la plateforme « Work-and-Stay-Agentur ». Celle-ci devrait permettre de mettre en place au plus tard d’ici trois ans un système entièrement numérique de recrutement de travailleurs qualifiés étrangers. Deux Länder se sont déjà proposés pour des projets pilotes.
- « Deutschlandfonds » (Fonds Allemagne) : comme l’a indiqué Friedrich Merz, ce fonds constitue un instrument destiné à fournir des ressources publiques pour mobiliser des capitaux privés, afin d’assurer un financement efficace des grands investissements d’avenir. La Fédération a doté le fonds de 10 milliards d’euros dans le but de remédier aux déficits en matière de capitaux de croissance et d’innovation.
Grâce aux garanties et aux capitaux privés, on devrait pouvoir obtenir au moins 100 milliards d’euros. « Le rayonnement de l'Allemagne en tant que site d’investissement s’en verra nettement renforcé », a estimé le chancelier. - Simplifier la régulation des marchés financiers : cette mesure concerne le site financier allemand qui est soumis à une réglementation bancaire bien trop rigoureuse. Par ailleurs, les réglementations des marchés financiers devraient également être simplifiées à l’échelle européenne. Le chancelier fédéral s'est à nouveau prononcé en faveur d'une union européenne des marchés des capitaux.
Retrouvez ici la transcription du discours (uniquement en allemand) :