« Nous voulons renforcer notre partenariat avec la Chine »

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Voyage du chancelier fédéral à Pékin et Hangzhou « Nous voulons renforcer notre partenariat avec la Chine »

Le chancelier fédéral Friedrich Merz s’est rendu en Chine pour une visite officielle. C’est son premier déplacement en République populaire de Chine depuis son entrée en fonction. À Pékin, il a été reçu pour des entretiens par le premier ministre Li Qiang et le président Xi Jinping. Il a également visité des entreprises allemandes à Hangzhou.

Temps de lecture: 5 min.

Le chancelier fédéral Friedrich Merz et le président chinois Xi Jinping

L’Allemagne vise une concurrence équitable et transparente avec la Chine.

Photo : Gouvernement fédéral/Bergmann

Friedrich Merz s’est rendu en République populaire de Chine pour une visite officielle de plusieurs jours, la première depuis son entrée en fonction comme chancelier fédéral. Jeudi, il a visité la Cité interdite — l’ensemble palatial situé au centre de Pékin, qui a servi pendant des siècles de centre du pouvoir impérial chinois — avant de se rendre chez Mercedes-Benz Group. Il s’est ensuite rendu dans la métropole de Hangzhou, dans l’est du pays, où il a d’abord été accueilli par Wang Hao, secrétaire du Parti communiste chinois pour la province du Zhejiang. Enfin, il a visité l’entreprise de robotique Unitree ainsi que Siemens Energy.

À l’issue de ses entretiens mercredi avec les dirigeants chinois, le chancelier fédéral avait souligné que la croissance des deux économies et les questions commerciales avaient été au cœur des échanges. Il a également mentionné la délégation économique de trente personnes qui l’accompagnait lors de cette visite et annoncé d’autres déplacements de ministres au cours de l’année.

À l’issue de sa visite en Chine, le chancelier fédéral Friedrich Merz a déclaré qu’il rentrait avec de nombreuses impressions positives, mais aussi avec de nombreuses tâches qu’il restait à accomplir ensemble. L’Allemagne et la Chine souhaitent renforcer leur coopération, tant sur le plan économique que politique. Des consultations gouvernementales sino-allemandes sont notamment prévues à cette fin. Il subsiste toutefois des défis — notamment en matière de concurrence — sur lesquels les deux pays entendent travailler ensemble, a expliqué le chancelier. Les deux pays veulent entretenir une bonne coopération et aborder ouvertement les sujets difficiles, a-t-il ajouté.

L’économie et la politique de sécurité au cœur des discussions

Le chancelier fédéral a participé à une réunion du comité consultatif de l’économie germano-chinoise. Plusieurs déclarations ont été signées lors d’une cérémonie de signature.

Après son entretien avec le président chinois Xi Jinping, le chancelier a déclaré : « Nous sommes convenus d’un point essentiel : nous voulons renforcer notre partenariat stratégique global. » La question de la gestion de la concurrence entre l’Allemagne et la Chine a occupé une place importante dans les discussions. Il ne s’agit pas seulement d’un enjeu économique, mais aussi d’un élément révélateur de la qualité du partenariat bilatéral. « Il est clair pour les deux pays que nos échanges économiques contribuent largement à la prospérité de chacun », a déclaré M. Merz. Il a cité en exemple la commande de 120 avions supplémentaires passée par les autorités chinoises auprès d’Airbus.

Consultations intergouvernementales germano-chinoises

Le chancelier a également annoncé la reprise des consultations intergouvernementales germano-chinoises, qui avaient été interrompues par le changement de gouvernement et la pandémie. Il a en outre réaffirmé sa volonté d’approfondir le partenariat stratégique global entre l’Allemagne et la Chine. Il a souligné la nécessité d’aborder les défis actuels dans le domaine du commerce international. D’autres formats de dialogue bilatéral sont prévus à cette fin.

Le chancelier s’est déclaré satisfait de la volonté affichée par la Chine de préserver la paix dans la région. L’Union européenne est attachée à la sécurité et à la stabilité et cherchera à coopérer sur le plan diplomatique, notamment afin d’empêcher que la Russie ne soit approvisionnée en biens à double usage. Le chancelier a également souligné qu’une escalade dans la région indopacifique présenterait des risques pour l’Europe également.

Cinq axes pour le voyage en Chine

« Nous voulons poursuivre la dynamique globalement positive de la coopération entre la Chine et l’Allemagne », a déclaré le chancelier. Cela suppose un accès aux marchés régi par des règles communes. La concurrence doit être équitable et fondée sur le respect de règles fixées conjointement. Au cours de son voyage, le chancelier fédéral souhaitait également se faire une idée de la rapidité avec laquelle les innovations se développent en Chine dans les domaines de la conduite autonome, des technologies de l’énergie et du climat ainsi que de l’intelligence artificielle, et des opportunités qui en résultent pour l’économie allemande.

L'Allemagne et la Chine entretiennent des relations économiques étroites. Le pays d’Asie orientale est le principal partenaire commercial de l’Allemagne, mais il est aujourd’hui considéré par le gouvernement fédéral à la fois comme un partenaire et comme un concurrent. Avant son départ pour la Chine, le chancelier fédéral a également exposé cinq axes autour desquels s’articulerait son voyage :

  • « Une politique avisée à l’égard de la Chine commence ici, chez nous » : un partenariat équilibré avec la République populaire de Chine suppose une Allemagne et une Europe fortes et compétitives.
  • « Nous voulons et devons mener une politique de réduction des risques » : il s’agit de réduire les risques de part et d’autre résultant d’une interdépendance toujours plus étroite et de dépendances unilatérales.
  • « La concurrence stimule les affaires » : l’objectif est une concurrence équitable et transparente, fondée sur des règles fiables et convenues.
  • « La Chine a accédé au rang des grandes puissances ; notre politique à son égard doit en tenir compte » : la Chine est désormais un acteur incontournable des grands enjeux internationaux. Les défis communs doivent être abordés sans se donner de leçons.
  • « L’Allemagne inscrit sa politique à l’égard de la Chine dans un cadre européen » : par conviction européenne, car les préoccupations communes peuvent ainsi être défendues plus efficacement.

Les relations économiques et commerciales entre l’Allemagne et la Chine sont étroites et diversifiées. Avec un volume d’échanges extérieurs de plus de 250 milliards d’euros, la République populaire était à nouveau en 2025 le principal partenaire commercial de l’Allemagne, comme elle l’avait déjà été de 2016 à 2023. Avec quelque 5 200 entreprises allemandes implantées sur son territoire, la Chine constitue l’un des principaux sites d’implantation à l’étranger pour l’économie allemande, notamment dans les secteurs de l’automobile, de la construction mécanique et de l’électrotechnique.