M. Steinmeier
s'est prononcé en faveur d'un "monde sans armes nucléaires".
Cependant, de nombreuses étapes intermédiaires doivent encore être
franchies afin d'y parvenir, a affirmé le ministre fédéral des
Affaires étrangères. Il voit également du travail à faire dans le
domaine des armes conventionnelles. Le traité FCE est à ses yeux
dans un état préoccupant.
Les négociations entre l'OTAN et les États du Pacte de
Varsovie en vue du traité FCE (Traité sur les forces
conventionnelles en Europe) avaient déjà débuté en 1989. En 1992,
la guerre froide était terminée. Un traité modifié était alors
entré en vigueur entre les anciens États du Pacte de Varsovie et
les États de l'OTAN. Lors de la Conférence de Munich sur la
politique de sécurité de 2007, le président russe Vladimir Poutine
a annoncé un moratoire sur l'application de ce traité par la
Russie. C'était dans le contexte du plan des États-Unis de mettre
en place un bouclier antimissile en Pologne et en République
tchèque.
Concept de sécurité élargi
Les grands défis
actuels que sont la crise financière et économique ainsi que la
politique climatique et de sécurité ne doivent pas être considérés
isolément, a réclamé M. Steinmeier. Il a mis en garde contre
le protectionnisme et une pensée purement nationale. Ils
risqueraient d'aggraver la crise. La coopération et une action
concertée doivent être les principes de l'ère de la mondialisation –
pas l'isolement et le repli sur soi.