Le nouveau concept
stratégique vient remplacer le concept actuel, qui date de 1999,
tenant compte des évolutions en matière de politique de sécurité.
Celles-ci concernent les nouveaux défis posés à l’Alliance par le
terrorisme international, les cyber-attaques, les questions de
sécurité énergétique et la prolifération des armes de destruction
massive. Les expériences accumulées dans le cadre d’opérations
telles que celles au Kosovo et en Afghanistan y sont également
intégrées, tout comme le concept de sécurité en
réseau.
Source: REGIERUNGonline/Kugler
Sarkozy,
Merkel et Westerwelle« L’OTAN
entre dans le XXIe siècle », a souligné la chancelière fédérale
Angela Merkel. « Et ce, tant en ce qui concerne l’analyse des
menaces que les réponses de l’Alliance à ces menaces ».
Les 28 partenaires de l’Alliance savent qu’ils doivent
trouver des réponses communes aux nouvelles menaces. Cela s’exprime
également dans le système de défense antimissile, a indiqué Mme
Merkel, qui était accompagnée du ministre fédéral des Affaires
étrangères Guido Westerwelle et du ministre fédéral de la Défense
Karl-Theodor zu Guttenberg. L’analyse commune de la menace avec la
Russie et les discussions concernant une coopération en vue de la
mise en place d’un système de défense antimissile démontrent que «
la guerre froide est à présent véritablement terminée ».
Vers un monde sans armes
nucléaires
Le concept stratégique confirme également le concept de
dissuasion nucléaire, tout en mettant en avant l’importance du
désarmement comme aucun concept stratégique ne l’avait fait jusqu’
ici. L’OTAN aussi poursuit l’objectif d’un monde sans armes
nucléaires.
Le concept prévoit en outre la mise en place d’un système de
défense antimissile et ouvre la porte à une coopération avec la
Russie dans cette entreprise. Dans son évaluation actuelle de la
menace, l’OTAN a identifié le risque d’une attaque de missiles
balistiques en tant que l’une des menaces les plus sérieuses pesant
à l’encontre de l’Alliance. Associé aux armes de destruction
massives, ce danger prend de toutes nouvelles proportions. En
outre, les progrès techniques permettent à certains États de
développer des missiles balistiques toujours plus précis et à la
portée de plus en plus longue.
Le nouveau concept
stratégique
Le
document de onze pages est intitulé « Engagement actif, défense
moderne ». Il identifie les tâches
fondamentales essentielles suivantes :
La
défense collective : La défense collective et l’assistance mutuelle
conformément à l’article 5 du Traité de l’Atlantique Nord demeurent
la première raison d’être de l’Alliance. En outre, il en va aujourd’
hui de la protection face à de nouvelles menaces qui pèsent à l’
encontre de la sécurité fondamentale des Alliés ou de l’Alliance en
général.
Source:
REGIERUNGonline/Kugler
Une nouvelle
stratégie pour une alliance
éprouvéeLa gestion de crise :
Aucun conflit ne peut, de nos jours, être résolu uniquement par le
biais de moyens militaires. L’OTAN n’entend pas développer
elle-même des instruments civils. Cependant, le concept stratégique
doit lui permettre d’élargir sa capacité à travailler en
coopération avec des acteurs civils. L’OTAN tire ainsi des
enseignements de l’opération de la FIAS en Afghanistan, où une
coopération très étroite entre les instruments militaires et les
instruments civils de la gestion des crises a déjà eu lieu dans la
pratique.
La sécurité coopérative : L’OTAN ne prétend pas répondre à
elle seule aux menaces, concevant plutôt sa réflexion comme s’
inscrivant dans le cadre d’une approche globale de la sécurité. L’
OTAN espère en effet parvenir à une valeur ajoutée en conjuguant
son action à celle d’autres pays et organisations. Le concept
stratégique accorde un nouveau poids à cette politique du
partenariat. L’OTAN souhaite intervenir en collaboration avec l’UE
sous l’égide des Nations Unies. Elle cherche en outre à établir des
partenariats avec la Russie ainsi que d’autres acteurs. L’OTAN n’
énonce donc pas de prétention globale, souhaitant plutôt faire
partie d’un réseau de sécurité globale.
L’OTAN allègera également sa structure de commandement.
Actuellement, plus de 13 000 personnes travaillent dans les onze
états-majors et quartiers généraux de l’OTAN. Il est
prévu de réduire ce nombre à 8 950. Le nombre d’agences passera
également de quatorze à trois.