Bundesregierung

 

Franz Josef Jung favorable à l'approche globale de la sécurité comme clé de voûte du nouveau concept de l'OTAN

dim., 08.02.2009
 
Le dernier jour de la Conférence de Munich sur la politique de sécurité, le ministre fédéral de la Défense, Franz Josef Jung, a remercié l'OTAN. Celle-ci est le garant de la paix et de la liberté en Allemagne, a-t-il déclaré, avant d'ajouter que les anniversaires qui seront célébrés en 2009, à savoir les 60 ans de la République fédérale d'Allemagne et les 20 ans de la chute du Mur, n'auraient pas été possibles sans l'Alliance.
Néanmoins, il a appelé à diriger le regard avant tout vers l'avant. L'OTAN, a-t-il insisté, ne doit pas se reposer sur ses lauriers. Elle doit relever et gérer les nouveaux défis. Le nouveau concept stratégique futur devra reposer sur plusieurs piliers.
 
Ce qui nécessite un nouveau consensus entre tous les États membres, un équilibre entre défense collective et gestion des crises, ainsi que de nouvelles initiatives de maîtrise des armements et de désarmement à l'échelle mondiale. Les efforts devraient se concentrer, de l'avis de M. Jung, sur un nouveau dialogue et un partenariat stratégique avec la Russie ainsi que sur une politique de la porte ouverte.
 
Le noyau d'une nouvelle stratégie doit être une approche globale de la sécurité, selon lui.
 

Afghanistan

 
M. Jung a encore insisté sur les succès remportés dans la reconstruction de l'Afghanistan. L'objectif visé est cependant une sécurité autonome qui n'est pas encore atteinte. "L'Afghanistan dispose d'un parlement issu d'élections libres et d'une Constitution démocratique, et de plus en plus d'enfants peuvent fréquenter l'école", a indiqué le ministre à titre d'exemples principaux.
 
Il s'est prononcé par ailleurs en faveur d'un dialogue avec les pays voisins de l'Afghanistan, le Pakistan et l'Iran en particulier. De son point de vue, les régions frontalières étant des zones de refuge des talibans, une coopération efficace avec ces deux pays est nécessaire.
 

Renforcer encore davantage la reconstruction civile de l'Afghanistan

 
M. Jung a également affirmé qu'il fallait redonner plus d'importance à la reconstruction civile du pays car les solutions purement militaires ne pouvaient mener au but recherché.
 
James Jones, le nouveau conseiller à la sécurité nationale du président américain Barack Obama, a souligné les efforts du nouveau gouvernement américain, notamment en vue de soutenir la reconstruction civile de l'Afghanistan. Il a incité à fournir de nouveaux efforts pour reconstruire le pays. "Pour y parvenir, il faut plus qu'une solution militaire", a-t-il déclaré.
 
Selon l'ex-général, il est indispensable que l'OTAN et le gouvernement afghan mettent un terme au trafic de drogue afin de couper le robinet du "carburant économique de la révolte". Il considère également comme une erreur de ne pas réformer la justice du pays de façon plus offensive et de ne pas former davantage de policiers. Pour M. Jones, l'OTAN dans son ensemble doit se montrer plus souple dans de telles opérations et agir avant tout de manière active et non réactive.
 
Le président afghan Hamid Karzaï a confirmé les succès d'ores et déjà remportés en Afghanistan et s'est dit fier des progrès réalisés. L'Afghanistan libre, démocratique et indépendant auquel aspire la population est à son avis déjà pratiquement réalité. Outre les troupes, l'argent et la volonté des Afghans de reconstruire leur pays, toutes les conditions nécessaires à cette vision sont remplies.
 
Et pourtant, il manque selon M. Karzaï une chose dans la coordination de tous les efforts de reconstruction: l'efficacité. C'est un aspect sur lequel il faut encore travailler, a constaté le président afghan. Il a tendu la main à tous les talibans qui ne font pas partie du réseau terroriste Al-Qaïda et que la mise en place d'un régime démocratique dans le pays intéresse, les invitant à coopérer.
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