Visite de la chancelière en Croatie

Soutenir la présidence croate « avec force et de tout cœur »

Le Brexit, la question migratoire, les finances : ce sont autant de sujets de politique européenne qui ont été au cœur de l’entretien entre la chancelière fédérale et le premier ministre croate, à Zagreb. Le 1er janvier 2020, la Croatie prendra la présidence du Conseil de l’Union européenne. Six mois plus tard, ce sera au tour de l’Allemagne. 

La chancelière fédérale Angela Merkel en conversation avec le premier ministre croate Andrej Plenković

Priorités communes pour l’Europe : le premier ministre croate Andrej Plenković et la chancelière fédérale lors de leur entretien à Zagreb

Photo : Bundesregierung/Steins

L’année prochaine, la Croatie et l’Allemagne pourront donner d’importantes impulsions aux travaux menés par l’Union européenne dans le cadre de leurs présidences successives. « C’est pourquoi il est très important et bénéfique que nous coopérions étroitement », a souligné la chancelière fédérale Angela Merkel à l’issue d’un entretien avec le chef du gouvernement croate Andrej Plenković, à Zagreb. 

L’Allemagne soutiendra « avec force et de tout cœur » le calendrier de la présidence croate. Les problèmes qui auront été résolus par la Croatie n’auront plus besoin de l’être par l’Allemagne, a souligné la chancelière. Selon Mme Merkel, Zagreb et Berlin ont les « mêmes priorités en ce qui concernent les tâches à accomplir ».

L’UE a besoin d’un « budget tourné vers l’avenir »

L’année prochaine sera également consacrée aux modalités de retrait du Royaume-Uni de l’UE. « Nous nous attellerons sans relâche » à définir les relations futures avec le Royaume-Uni – en effet, le temps nous est compté en raison du report du retrait, selon la chancelière.

En 2020, l’UE s’intéressera également à un second axe prioritaire : les « perspectives financières à moyen terme ». À cet égard, il est impératif de « concilier les intérêts très différents en présence », a affirmé Angela Merkel. L’UE a besoin d’un « budget tourné vers l’avenir », qui prenne en compte les nouveaux défis ». En font partie notamment les échanges avec l’Afrique mais aussi la recherche et l’innovation.

Le rôle clé de l’accord UE-Turquie

Durant leur présidence respective du Conseil de l’UE, la Croatie et l’Allemagne se pencheront également sur la question migratoire et les efforts européens fournis pour réduire la migration irrégulière. La chancelière a mis en avant sont objectif de préserver l’espace Schengen et d’empêcher que « chacun ne retombe dans son rôle national ». Dans ce contexte, Angela Merkel et Andrej Plenković ont également parlé de l’accord UE-Turquie. 

« Seul cet accord nous permettra véritablement de discuter du sujet dans les termes  appropriés », a déclaré la chancelière. Le cas échéant, il faudra envisager de fournir des aides supplémentaires à la Turquie « pour les multiples tâches qui lui incombent dans le cadre de l’accueil de 3,5 millions de réfugiés sur son territoire ». « Ce sera par exemple une chose que je serai prête à faire », a déclaré Angela Merkel. 

Perspectives d’adhésion des pays des Balkans occidentaux

Enfin, Angela Merkel et Andrej Plenković se sont entretenus des modalités à venir des processus d’adhésion à l’UE, en faisant également référence à l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie. En tant qu’État membre à l’adhésion encore récente, la Croatie est particulièrement bien placée pour partager ses expériences en matière d’adhésion.

L’Allemagne est prête à s’entretenir intensivement avec la France de certaines modifications à apporter à des éléments du processus d’adhésion. Ce qui importe, c’est que l’UE « ne se soustraie pas aux engagements pris ». Cela signifie qu’il doit encore y avoir à l’avenir « des perspectives d’adhésion réalistes pour les pays des Balkans occidentaux ». „L’Allemagne soutient la Croatie dans son projet « d’organiser une rencontre entre les pays des Balkans occidentaux et l’ensemble des pays membres de l’UE » pendant sa présidence du Conseil, a déclaré Angela Merkel.

Présidence du Conseil de l’Union européenne : De quoi s’agit-il ?
La présidence du Conseil de l’UE est assurée à tour de rôle par chacun des États membres pour une période de six mois. Durant cette période, le pays concerné préside les réunions et les sessions à tous les niveaux du Conseil. Il est responsable de faire avancer les consultations au sein du Conseil de l’Union européenne sur les réglementations de l’UE ainsi que la continuité du programme de l’UE et de la coopération entre


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