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Le Conseil européen approuve l’accord de Brexit

Le Conseil européen a approuvé l’accord sur le Brexit conclu entre l’UE et le Royaume-Uni. Les chefs d’État et de gouvernement n’ont toutefois pas réussi à se mettre d’accord sur l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie, ce que la chancelière a dit regretter vivement.

La chancelière fédérale Angela Merkel se rend jeudi et vendredi au Conseil européen à Bruxelles.

La chancelière fédérale Angela Merkel se rend jeudi et vendredi au Conseil européen à Bruxelles.

Photo : Bundesregierung/Steins

Après le premier jour du sommet, la chancelière fédérale Angela Merkel a déclaré que le consensus sur l’accord de Brexit était une bonne nouvelle. Il offre la possibilité « de continuer d’entretenir à l’avenir de bonnes et étroites relations avec le Royaume-Uni, tant dans le domaine économique que dans celui de la politique étrangère et de sécurité ».

Préserver le marché unique et l’accord du Vendredi saint

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le premier ministre britannique, Boris Johnson, ont présenté l’entente portant sur l’accord de Brexit peu avant le début du Conseil européen, à Bruxelles. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne l’ont salué à l’unanimité.
La chancelière a souligné que l’accord remplissait des conditions essentielles. En effet, l’intégrité du marché unique européen est préservée, les contrôles à la frontière entre l’Irlande et l’Irlande du Nord sont évités et l’accord du Vendredi saint est maintenu.

Négocier un accord de libre-échange

Le Parlement européen et la Chambre des communes britannique doivent maintenant valider l’accord afin qu’il puisse entrer en vigueur. Il y aura alors une phase de transition jusqu’à la fin de 2020, au cours de laquelle un accord de libre-échange pourra être négocié, a indiqué Mme Merkel. « Il est maintenant clair que le Royaume-Uni sera un pays tiers et qu’un tel accord de libre-échange doit maintenant être négocié très rapidement avec ce pays tiers », a-t-elle affirmé.

Mme Merkel a déclaré que ce n’était pas un jour heureux, puisqu’un État membre allait quitter l’UE, mais que l’Allemagne s’était toujours engagée en faveur d’une sortie ordonnée du Royaume-Uni. « Et aujourd’hui, nous avons fait un pas très important vers cet objectif », a déclaré la chancelière.

Pas d’entente sur la Macédoine du Nord et l’Albanie

Les chefs d’État et de gouvernement n’ont toutefois pas réussi à parler d’une seule voix sur l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie, ce que la chancelière a dit regretter vivement. « Les divergences d’opinion n’ont pas encore pu être surmontées. » Toutefois, les travaux se poursuivront sur cette question, qui devrait être à nouveau à l’ordre du jour pendant la présidence croate, en amont du sommet des Balkans.

Beaucoup a été accompli et des progrès ont été réalisés dans les deux pays. Entre autres choses, la Macédoine du Nord avait changé de nom pour rendre le processus d’adhésion possible, a rappelé Mme Merkel. Il est évident que la déception sera ressentie dans ces pays, a-t-elle ajouté. L’Europe doit être cohérente.

Les autres dossiers

Les dirigeants de l’UE ont également discuté de ces questions à Bruxelles :
•    Les relations avec la Turquie et l’opération militaire turque dans le nord de la Syrie. La chancelière a affirmé qu’il allait falloir voir si le cessez-le-feu qui vient d’être convenu allait pouvoir conduire à un règlement du conflit. Dans le même temps, elle a souligné que la Turquie faisait un « excellent travail » en ce qui concerne les 3,6 millions de réfugiés syriens dans le pays. Pour cela, l’UE continuera d’accorder un soutien financier.
•    Le cadre financier pluriannuel et la dotation financière du budget européen et de ses différentes politiques pour les exercices 2021 à 2027. Le gouvernement fédéral s’engage en faveur d’un partage équitable du fardeau. Cependant, les chefs d’État et de gouvernement sont encore « loin » d’un accord, a affirmé Mme Merkel. Le temps presse et il faudrait parvenir à un accord pendant la présidence croate dans la mesure du possible, a-t-elle précisé.
•    La protection du climat a également été abordée, avec le sommet des Nations Unies sur le climat qui vient d’avoir lieu et la conférence sur les changements climatiques qui se tiendra à Santiago du Chili en décembre.
•    Les chefs d’État et de gouvernement ont également discuté avec Ursula von der Leyen, présidente élue de la Commission européenne, de leurs priorités et de la mise en œuvre du programme stratégique du Conseil européen, qui ont été très bien accueillies, a rapporté la chancelière à l’issue du sommet.
•    Christine Lagarde a été officiellement nommée présidente de la Banque centrale européenne. Elle succédera à Mario Draghi à partir du 1er novembre.

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