Un élément essentiel d’une politique étrangère tournée vers l’avenir

Rapport annuel sur le désarmement 2020 Un élément essentiel d’une politique étrangère tournée vers l’avenir

En 2020, l’architecture internationale du désarmement et du contrôle des armements a, une fois encore, été mise à l’épreuve. Le gouvernement fédéral a relevé ces défis et s’est engagé de manière intensive en faveur d’un renforcement des structures de contrôle. Aperçu du rapport annuel sur le désarmement.

Sur la photo : Vue extérieure du siège des Nations Unies

En 2019 et 2020, l’Allemagne participait au Conseil de sécurité réuni au siège des Nations Unies à New York

Photo : Bundesregierung/Kugler

La politique de contrôle des armements et du désarmement contribue à l’organisation, dans un esprit de coopération, de la sécurité entre les États. Elle permet la transparence et les contacts, y compris au niveau militaire, et renforce ainsi la confiance et la prévisibilité à long terme. Pour le gouvernement fédéral, elle est un élément essentiel d’une politique étrangère et de sécurité tournée vers l’avenir.

Participation au Conseil de sécurité

En 2020, le système multilatéral a apporté la preuve de sa capacité d’adaptation en dépit des restrictions liées à la pandémie de Covid-19. Les organes des Nations Unies sont restés opérationnels et décisionnaires. À l’initiative du gouvernement fédéral, le Conseil de sécurité a examiné la question du désarmement nucléaire et l’objectif d’un monde sans armes nucléaires.

Sur la voie qui mène à la réalisation de cet objectif, le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) constitue toujours le cadre d’action diplomatique et la base de l’architecture mondiale du désarmement nucléaire et de la non-prolifération des armes nucléaires. Initialement prévue pour 2020, la conférence chargée d’examiner le Traité a été reportée à l’été 2021 en raison de la pandémie. Le gouvernement fédéral et ses partenaires mettent ce délai supplémentaire à profit pour contribuer à la réussite de cette conférence au moyen d’une préparation intense et à grand renfort de diplomatie.

Avec son rapport annuel 2020 sur le désarmement, le gouvernement fédéral remplit son devoir envers le Bundestag en lui rendant compte et en informant également la population des lignes directrices et des priorités de fond de la politique allemande.

Accord nucléaire avec l’Iran

Les gouvernements américain et russe ayant renouvelé l’accord New START, une nouvelle dynamique se profile dans le domaine du contrôle des armements nucléaires. C’est en ce sens que le gouvernement fédéral s’est engagé activement l’an dernier. Compte tenu des défis inhérents aux tensions générées par le maintien de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien (JCPoA), cela revêt une grande importance.

Avec la France et le Royaume-Uni, les partenaires de l’UE, ainsi que la Russie et la Chine, le gouvernement fédéral intensifie ses efforts en faveur d’un maintien de l’accord nucléaire avec l’Iran. Les négociations actuellement en cours à Vienne laissent entrevoir une volonté commune de maintenir cet accord. Pour autant, des questions épineuses doivent encore être abordées.

Déclenchement d’un « processus stratégique » sous la présidence allemande du Conseil de l’UE

Les nouvelles technologies utilisées à des fins militaires ont le potentiel d’induire des changements fondamentaux dans les conflits de demain. En 2020, le contrôle des armements du futur a, une fois de plus, été l’une des priorités du travail du gouvernement fédéral. Dans le cadre de la présidence allemande du Conseil de l’UE, le gouvernement fédéral et ses homologues européens ont déclenché au sein de l’Union européenne un « processus stratégique » dont l’objectif est de développer des outils de contrôle des armements portant sur les nouvelles technologies militaires.

Empoisonnement d’Alexeï Navalny – Violation de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques

L’empoisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny par un agent neurotoxique montre qu’un tabou inscrit dans la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), à savoir l’utilisation des armes chimiques, a été violé en 2020 également.

L’an dernier, le travail d’enquête et d’attribution de la responsabilité de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie a pu progresser dans le cadre de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), mais il est encore loin d’être achevé. Le gouvernement fédéral s’engage à ce que les responsables de ces atrocités soient identifiés et répondent de leurs actes.

Le rapport annuel 2020 sur le désarmement est publié sur le site internet du ministère fédéral des Affaires étrangères.