Construction et logement

Construction et logement

14 % de l’ensemble des émissions de CO2 en Allemagne (120 millions de tonnes) sont dues au secteur du bâtiment. En 2030, les émissions autorisées pour ce secteur ne seront plus que de 72 millions de tonnes de CO2 par an.

En cumulant un soutien accru, la tarification du CO2 et des mesures réglementaires, le gouvernement fédéral veut rendre la construction et le logement en Allemagne plus respectueux du climat.

La part des émissions de CO2 provenant des bâtiments est en fait pratiquement le double. Au lieu de 14 %, elle tourne plutôt autour de 28 %. Car d’autres émissions proviennent de la production de l’électricité ou du chauffage urbain ainsi que des matériaux de construction. Bien que l’on ait essentiellement besoin de ces matériaux dans le bâtiment, les émissions sont imputées au secteur de l’énergie et à l’industrie. Cela illustre combien la réhabilitation énergétique des bâtiments est importante pour le climat, de même que l’échange des chauffages anciens et l’utilisation de matériaux de construction respectueux de l’environnement.

Promouvoir la modernisation énergétique par des mesures fiscales

Les mesures de modernisation énergétique telles que le changement de chauffage, la pose de nouvelles fenêtres ou encore l’isolation des toits et des murs extérieurs feront l’objet d’une incitation fiscale à partir du 1er janvier 2020 jusque fin 2029. Les frais de modernisation pourront être déduits des impôts à hauteur de 20 %, cette déduction s’étalant sur trois ans. Les propriétaires fonciers, toutes catégories de revenus confondues, en profiteront dans une mesure égale. Le conseil des ministres a adopté le projet de loi correspondant le 16 octobre 2019.

Les aides fournies à travers les programmes existants, par exemple ceux de la KfW (Kreditanstalt für Wiederaufbau) ou de l’Office fédéral de l’économie et du contrôle d’exportation (BAFA), sont optimisées et augmentent de 10 %.

Rénover les installations de chauffage

Dans les prochaines années, il sera avantageux de troquer les anciennes installations de chauffage au fuel ou au gaz pour des dispositifs plus « verts » ou une chaleur directement renouvelable. Une « prime à l’échange » avec une aide de 40 % sera mise en place pour cela.

À partir de 2026, il ne sera plus autorisé d’installer de chauffage au fuel dans les bâtiments où une production de chaleur plus respectueuse du climat est possible.