Semaine européenne de la vaccination

La vaccination protège

Pour prévenir les maladies, rien n’est plus efficace que la vaccination. Faire prendre conscience de ce fait, tel est le cœur du message de la Semaine européenne de la vaccination 2019. La lassitude croissante face à la vaccination pourrait mettre en péril la santé publique.

Un médecin colle un pansement sur l’épaule d’une fillette après un vaccin

La prévention vaccinale aide à quasiment éliminer les maladies contagieuses

Photo : Getty Images/Science Photo Libra

En se faisant vacciner, non seulement on se protège soi-même, mais on aide aussi à éradiquer des maladies. Prenons pour exemple la variole. Jusque dans les années 1960, plus de deux millions de personnes dans le monde étaient atteintes de la variole. Quelque 30 % d’entre elles en sont mortes. Des campagnes intensives de vaccination dans toutes les régions du monde ont permis d’éradiquer cette maladie à la fin des années 1970.

La poliomyélite (ou paralysie infantile) a elle aussi pu être largement endiguée par la vaccination. Seuls des pays comme le Pakistan et l’Afghanistan connaissent de nouveaux cas. Cependant, tant qu’une maladie n’est pas éradiquée, les vaccins revêtent une importance cruciale. Faute de quoi, la maladie menace de réapparaître.

La lassitude face à la vaccination, une menace capitale pour la santé

Depuis cette année, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) compte le fait de ne pas se faire vacciner parmi les dix principaux risques mondiaux pour la santé. La non-vaccination est ainsi considérée au même titre que le virus Ebola ou l’augmentation de l’antibiorésistance.

La rougeole par exemple est une maladie dangereuse, dont l’issue peut être fatale. L’objectif de l’OMS était d’avoir éradiqué la rougeole à l’horizon 2020. Malheureusement, l’évolution est inverse : en 2018, le nombre de nouveaux cas a progressé de 30 %. En Allemagne aussi, l’on commence à constater que trop peu de personnes sont vaccinées. 543 cas de rougeole y ont été recensés en 2018.

Depuis quelques années, la couverture vaccinale des enfants stagne à environ 93 %. Chez les jeunes adultes, le pourcentage de personnes bénéficiant d’une protection suffisante est encore plus faible. Le rappel, nécessaire pour une protection efficace, fait souvent défaut.

Ce n’est qu’à partir d’une couverture vaccinale de 95 % que l’on peut estimer que le risque d’épidémie est éloigné.

Empêcher la contamination en chaîne

« Protected Together, #Vaccines Work » (« Protégés ensemble : les vaccins ça marche ! ») est le thème de la Semaine européenne de la vaccination qui se déroule cette année du 24 au 30 avril.

La vaccination est possible à tout âge. Se mettre à jour de vaccination dès à présent, ce n’est pas seulement se rendre service à soi-même. C’est également faire preuve de responsabilité envers ceux qui ne peuvent être vaccinés pour raisons médicales ou sont encore trop jeunes pour se faire vacciner. Cela concerne en premier lieu les bébés, précisément la catégorie d’âge pour laquelle les cas de maladie entraînent le plus de complications graves.

La vaccination est l’une des mesures les plus efficaces à disposition de la médecine pour éviter les maladies. En Allemagne, la Commission permanente de vaccination (STIKO) recommande donc une série de vaccins qui aident, dès le premier âge, à éviter des maladies graves telles que la diphtérie, la rougeole, les oreillons ou encore la rubéole. Contre certaines maladies, une vaccination dans l’enfance suffit, certaines autres doivent faire l’objet de rappels réguliers. Les coûts des vaccins préventifs recommandés par la Commission sont pris en charge par les caisses d’assurance maladie obligatoire.

Pour de plus amples informations, rendez-vous sur www.impfen-info.de