Visite de Boris Johnson en Allemagne

Première visite officielle sous le signe du Brexit

Outre les relations bilatérales entre les deux pays figuraient au cœur de cette rencontre la politique européenne et le Brexit : mercredi, la chancelière fédérale Angela Merkel a reçu le nouveau premier ministre britannique, Boris Johnson, avec les honneurs militaires à la Chancellerie fédérale.

La chancelière fédérale accueille le nouveau premier ministre Boris Johnson devant la Chancellerie fédérale

De nombreux sujets de discussion : la chancelière fédérale a accueilli le premier ministre Boris Johnson à Berlin

Photo : Bundesregierung/Denzel

Un « ordre du jour intense » attendait Angela Merkel et Boris Johnson à l’occasion de leur première rencontre à la Chancellerie fédérale, comme l’avait indiqué Angela Merkel en amont de leurs échanges. Les discussions ont bien sûr porté sur l’évolution actuelle du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Angela Merkel a souligné que l’Allemagne regrettait cette situation « mais qu’elle est une réalité ». L’objectif est d’organiser la sortie de sorte que « par la suite, nous puissions continuer d’entretenir des relations étroites entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Les relations bilatérales entre l’Allemagne et le Royaume-Uni sont également étroites et amicales, « et je souhaite qu’elles le restent », a déclaré la chancelière. 

Des dispositions pour tous les scénarios possibles

Le 31 octobre 2019, le délai accordé pour le Brexit expire. Par cette prorogation du délai, l’UE avait donné à Londres plus de temps pour clarifier, au niveau de la politique intérieure, les questions importantes concernant l’acceptation de l’accord de retrait et la configuration des futures relations.

Le gouvernement fédéral est préparé à la sortie du Royaume-Uni de l’UE. Il prend des dispositions pour tous les scénarios de sortie possibles, y compris pour le cas d’un retrait sans accord. C’est ainsi que le conseil des ministres fédéral a adopté le 31 juillet une loi sur le transfert des droits à la libre circulation dans le droit de séjour en cas de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit-Aufenthalts-Überleitungsgesetz). Cette loi prévoit de permettre à tous les ressortissants britanniques se trouvant en Allemagne ainsi qu’à leur famille d’obtenir un titre de séjour. Pour toutes les dispositions, le gouvernement fédéral est en étroite concertation avec ses partenaires européens et la Commission européenne.

En plus du Brexit, Angela Merkel et Boris Johnson se sont également entretenus de nombreux autres sujets de politique internationale, et ce « dans un esprit d’amitié, de volonté de parvenir à une entente, et dans la conviction d’être unis par des valeurs et des intentions communes », a déclaré la chancelière. 

Première visite officielle en tant que chef de gouvernement

Alexander Boris de Pfeffel Johnson, nom complet de l’ancien maire de Londres et ex-chef de la diplomatie britannique, occupe les fonctions de premier ministre du Royaume-Uni depuis le 24 juillet 2019. La veille de ce jour, il avait été désigné chef du parti conservateur (Tories).

Boris Johnson, âgé de 55 ans, a rencontré la chancelière fédérale à l’occasion de sa première visite officielle en tant que chef du gouvernement britannique. En 2016, il avait dirigé la campagne des partisans de la sortie du Royaume-Uni de l’UE avant le référendum du 23 juin 2016, lors duquel 51,9 % de Britanniques avaient voté pour le Brexit.

Avec un territoire d’environ 244 000 kilomètres carrés, le Royaume-Uni est le plus grand pays insulaire d’Europe. Il est composé de quatre nations (l’Angleterre, l’Irlande du Nord, l’Écosse et le Pays de Galles) et compte 67 millions d’habitants. Près de 9 millions de personnes vivent à Londres, la capitale de l’Angleterre et du Royaume-Uni. Le chef d’État de la monarchie parlementaire est la reine Elizabeth II, qui règne depuis 1952.

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