Europe

Digitising Europe Summit

Faire avancer l’Europe sur la voie du numérique

« C’est notre prospérité de demain qui est en jeu », a affirmé la chancelière dans son discours lors du sommet sur la numérisation européenne Digitising Europe à Berlin. Angela Merkel a mis en garde contre une réglementation excessive aux dépens du site industriel européen. En effet, une surréglementation pourrait faire manquer à l’Europe la transition vers les secteurs de l’avenir.

La chancelière fédérale Angela Merkel dans son discours lors du sommet sur la numérisation européenne Digitising Europe à Berlin.

« En matière de transformation numérique, y compris dans l’UE, il est toujours question de l’humain, de sa dignité, de sa liberté, de sa sécurité », déclare la chancelière

Photo : Bundesregierung/Münch

La chancelière fédérale Angela Merkel a exprimé une inquiétude quant au fait que « la somme des règles que nous nous imposons en matière d’environnement et dans d’autres domaines puisse déboucher sur un cadre réglementaire qui constituerait un frein au libre développement ». L’Europe doit se montrer plus rapide, car l’on ne peut attendre pendant des décennies.


Sous la devise « The Future of Made in Europe » (« L’avenir du made in Europe »), l’Institut Vodafone a réuni au E-Werk à Berlin des représentants de haut rang des milieux économiques et politiques afin qu’ils échangent sur leur vision d’une Europe numérique.


Une certaine impatience se fait sentir


Lors de la conférence, la chancelière a également évoqué la mise en place de la prochaine norme de téléphonie mobile 5G, déplorant que la couverture Internet mobile ne soit pas suffisante partout en Allemagne. Le milieu politique est donc intéressé par une amélioration de l’accès à Internet dans le pays avec l’arrivée de la 5G.


« Quelles conditions nous vous poserons pour les enchères et, inversement, de quelle liberté vous disposerez pour réaliser les investissements que vous estimez devoir être réalisés, c’est là un rude combat », a déclaré Angela Merkel en s’adressant au groupe Vodafone, organisateur de la conférence.
 
Mme Merkel s’est dite consciente de cette concurrence. « En ce moment, elle n’est pas menée seulement par le gouvernement, mais également très fortement sur le plan parlementaire. Et du fait que nous sommes restés en deçà des attentes dans certains domaines concernant une connexion de 50 mégaoctets par seconde, une certaine impatience se fait sentir, et cette impatience donne elle-même naissance à des revendications politiques. »


Le Vodafone Institut für Gesellschaft und Kommunikation est le groupe de réflexion européen de Vodafone. Il analyse les potentiels des technologies numériques et de leur utilisation responsable pour l’innovation, la croissance et un effet durable sur la société.


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