Agir ensemble face à la pandémie

Visioconférence des chefs d’État et de gouvernement de l’UE Agir ensemble face à la pandémie

La chancelière fédérale Angela Merkel s’est de nouveau concertée avec les chefs d’État et de gouvernement de l’UE au sujet des mesures à prendre dans le contexte de la pandémie de Covid-19. Tous voient la nécessité de mieux dépister les nouvelles mutations du virus, d’accélérer les vaccinations et de restreindre davantage les voyages non essentiels.

La chancelière fédérale lors du Conseil européen virtuel

La chancelière fédérale Angela Merkel a appelé à une action commune contre la pandémie lors de la réunion avec les chefs d’État et de gouvernement de l’UE

Photo : Bundesregierung/Denzel

Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne étaient très préoccupés par les nouveaux variants du virus en provenance du Royaume-Uni et d’Afrique du Sud. Ils sont déterminés à prendre des mesures concertées pour contenir la propagation du virus. Pour ce faire, il est essentiel de le détecter de manière plus ciblée et d’étendre le séquençage. C’est ce qu’a rapporté le président du Conseil européen, Charles Michel, à l’issue des discussions de jeudi soir.

Compte tenu du nombre toujours élevé d’infections et des nouveaux variants du virus, le président du Conseil européen, Charles Michel, a invité les chefs d’État et de gouvernement à une visioconférence. Les dirigeants européens échangent régulièrement leurs points de vue sur la situation de la pandémie et discutent de mesures pouvant être prises pour contenir le virus. C’est ce qu’avait suggéré la chancelière fédérale Angela Merkel lors du Conseil européen de la mi-octobre.

Éviter les fermetures de frontières, reconnaître les résultats des tests

Le président du Conseil européen Charles Michel a souligné que les frontières européennes devaient rester aussi ouvertes que possible pour les marchandises et les travailleurs frontaliers afin que le marché unique puisse continuer à fonctionner. Les interdictions de voyage sans discernement doivent être évitées, a-t-il dit. Toutefois, des mesures limitant les voyages non essentiels vers l’UE pourraient être nécessaires pour contenir la propagation du virus.

En amont de la visioconférence, la chancelière fédérale Angela Merkel s’était exprimée au sujet de l’éventuelle réintroduction de contrôles aux frontières. Lors d’une conférence de presse à Berlin, elle a déclaré que des fermetures de frontières à grande échelle ne pouvaient être qu’un « dernier recours ». « Nous allons déployer de grands efforts afin d’éviter d’en arriver là », a-t-elle assuré. Cela suppose toutefois une approche coordonnée dans la lutte contre la pandémie : « Il faut nous assurer de poursuivre tous le même objectif, à savoir réduire autant que possible l’incidence des infections », a déclaré Mme Merkel.

Les chefs d’État et de gouvernement ont également discuté de l’introduction de « zones écarlates » transfrontalières où les taux d’infection sont particulièrement élevés. Les voyageurs en provenance de ces régions pourraient devoir se soumettre à un test de dépistage avant de quitter la région et être placés en quarantaine à leur arrivée dans une nouvelle région. 

Les dirigeants européens ont également salué l’accord sur les tests antigéniques rapides et la reconnaissance mutuelle des résultats des tests.

Accélérer les vaccinations

M. Michel a souligné que la vaccination devait être accélérée dans l’UE. Les entreprises doivent respecter leurs engagements en matière de livraison, a-t-il insisté. Il est important que les vaccins soient distribués aux États membres en même temps et en fonction de la taille de leur population, a-t-il souligné, ajoutant qu’il était nécessaire de surveiller le processus de vaccination. Il a assuré que tous les moyens possibles seraient étudiés pour garantir un approvisionnement rapide et éviter les retards.

Les dirigeants européens ont également convenu d’introduire un certificat de vaccination à des fins médicales. Ils se sont entendus pour déterminer plus tard dans quelles circonstances les certificats pourraient être utilisés. Les chefs d’État et de gouvernement ont également réaffirmé leur volonté de soutenir les pays tiers en matière de vaccination. 

Les États membres de l’UE ont commencé à vacciner conjointement contre le coronavirus le 27 décembre 2020. Deux vaccins homologués par l’Agence européenne des médicaments (AEM) sont actuellement disponibles dans l’UE : ceux de BioNTech-Pfizer et de Moderna. Au total, la Commission européenne a jusqu’à présent conclu des contrats avec six développeurs de vaccins. Si tous les vaccins de l’UE s’avèrent efficaces, 2,4 milliards de doses seront disponibles pour 450 millions d’Européens. Après homologation et production, les doses de vaccin sont réparties entre les États membres en fonction de la taille de leur population. Vous trouverez plus de réponses à vos questions sur la vaccination dans cette FAQ.