Rapport annuel sur le désarmement 2018

De nouveaux défis pour la sécurité collective

La menace de la fin du traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI), le retrait des États-Unis de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, l’emploi d’armes chimiques en Syrie et dans la ville britannique de Salisbury : en 2018, l’architecture du désarmement et du contrôle des armements a été durement mise à l’épreuve et a connu des reculs. C’est ce que dit le rapport annuel sur le désarmement qui a été adopté en conseil des ministres fédéral.

Deux personnes en tenue de protection vert sombre portant des masques chargent un obus vide

L’Allemagne s’engage activement en faveur du désarmement et du contrôle des armements à travers le monde

Photo : Philipp Schulze/picture alliance / dpa

Le contrôle conventionnel des armements en Europe traverse lui aussi une crise. Pour le gouvernement fédéral, le défi consiste à contrer l’érosion de l’architecture existante de désarmement et de contrôle des armements et à donner un nouveau souffle au contrôle des armements. Sur ce point, il est notamment question du recensement de technologies d’avenir telles que les systèmes d’armes autonomes ou les cyberoutils.

Succès du contrôle des armements

Mais il y a aussi des évolutions positives. Ainsi, le gouvernement fédéral a réussi, de concert avec la France, le Royaume-Uni et l’Union européenne, à préserver le Plan d’action global commun sur le programme nucléaire iranien signé à Vienne, en dépit du retrait des États-Unis. La Corée du Nord, l’an dernier, a montré une volonté de dialogue croissante dans le dossier de la dénucléarisation du pays. En outre, des progrès se sont dessinés dans l’application d’une interdiction des armes chimiques ainsi qu’en matière de contrôle humanitaire des armements. Sur ce point, le ministre fédéral des Affaires étrangères Heiko Maas avait présenté, conjointement avec son homologue français, une feuille de route pour résoudre le problème des armes de petit calibre dans les Balkans occidentaux lors du Sommet des Balkans occidentaux de juillet 2018.

Un outil crucial de la politique étrangère et de sécurité allemande

Le désarmement, le contrôle des armements et la non-prolifération des armes nucléaires sont des aspects cruciaux de la politique étrangère et de sécurité allemande. Aux côtés de ses partenaires de l’UE et de l’OTAN, l’Allemagne s’engage en faveur du renforcement des traités et accords internationaux existants et de leur développement.

En 2019 également, le gouvernement fédéral tient particulièrement à faire progresser dans le monde entier le désarmement et le contrôle des armements. Cela est particulièrement vrai dans la perspective de la Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) qui se tiendra l’année prochaine. Pour l’Allemagne, le TNP demeure un fondement capital de l’architecture mondiale du désarmement et du contrôle des armements. Cela a été mis en évidence par le gouvernement fédéral auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies, dont l’Allemagne est membre pour deux ans à compter de janvier 2019. Une séance du Conseil de sécurité des Nations Unies sur le désarmement nucléaire a ainsi eu lieu le 2 avril 2019 à l’invitation de l’Allemagne.

Avec son rapport annuel sur le désarmement et le contrôle des armements, le gouvernement fédéral rend compte au parlement et au grand public des lignes directrices, des priorités de fond et des grandes évolutions de la politique allemande de désarmement, de non-prolifération et de contrôle des armements.