Les années 2020, décennie du développement durable

Conférence annuelle du Conseil pour le développement durable Les années 2020, décennie du développement durable

Afin que nous ne vivions pas aujourd’hui aux dépens des générations futures, « nous devons faire des années 2020 une décennie du développement durable », a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel lors de la 20e conférence annuelle du Conseil pour le développement durable.

La chancelière fédérale Angela Merkel présente le rapport d’experts sur la neutralité climatique lors de la conférence annuelle du Conseil pour le développement durable (RNE)

La chancelière lors de la conférence annuelle virtuelle du Conseil pour le développement durable : le document produit en coopération avec l’académie Leopoldina présente les étapes les plus importantes pour la mise en œuvre de la neutralité climatique d’ici 2050

Photo : Bundesregierung/Steins

« Dans le monde entier, nous vivons aux dépens des générations plus jeunes et futures. C’est la triste vérité, tout simplement. Nous devons en tirer les conséquences qui s’imposent et faire des années 2020 une décennie du développement durable », a déclaré la chancelière Angela Merkel, mardi, à l’occasion de la 20e conférence annuelle du Conseil pour le développement durable (RNE), en format numérique. Elle avait pour devise : « Le commencement d’une décennie du développement durable ».
Dans une optique de protection du climat et de préservation des ressources, la chancelière a souligné dans son discours : « Les coûts de l’inaction ou d’une action insuffisante dépassent déjà les coûts de l’action qui s’impose. Ce que nous avons accompli jusqu’à présent n’est tout simplement pas suffisant ». C’est ce que nous faisons ou ne faisons pas maintenant qui constituera l’héritage que nous laisserons à nos enfants.

De nombreuses propositions convaincantes

Le président du Conseil pour le développement durable, M. Werner Schnappauf, a remis à la chancelière un document sur la neutralité climatique produit conjointement par le RNE et l’Académie allemande des naturalistes Leopoldina.

Chaque année depuis le début de son mandat, Angela Merkel a été l’invitée des conférences annuelles du Conseil pour le développement durable, et elle s’y rendait cette année pour la dernière fois en tant que chancelière fédérale. Elle a remercié le Conseil pour ses nombreuses « propositions convaincaintes » durant cette période et a présenté ses meilleurs vœux à l’occasion de son anniversaire. La chancelière a participé en direct à la conférence annuelle virtuelle et, dans son discours de 20 minutes, elle a souligné l’importance de la coopération interministérielle en matière de politique de durabilité.

Le Conseil pour le développement durable (RNE) est un conseil indépendant sur le plan technique qui soutient et conseille le gouvernement allemand sur les questions de développement durable. Il a été mis sur pied par le gouvernement fédéral en 2001. Le Conseil est composé de différentes personnalités publiques qui sont nommées pour trois ans par la chancelière fédérale.

Mettre le cap sur la neutralité climatique dès maintenant 
Pour atteindre la neutralité climatique, il est nécessaire de changer fondamentalement de cap, a souligné le président du RNE M. Schnappauf. « La décarbonisation de l’industrie nécessitera à elle seule jusqu’à quatre fois la quantité actuelle d’énergie provenant de sources renouvelables », a-t-il expliqué. Cela montre à quel point les énergies renouvelables, y compris les réseaux, devront être développées rapidement dans les années à venir.

La chancelière fédérale Angela Merkel a déclaré que le gouvernement fédéral avait immédiatement réagi à la décision de la Cour constitutionnelle fédérale et avait adopté de nouveaux amendements importants à la loi sur la protection du climat, introduisant des objectifs encore plus ambitieux. « Les émissions de gaz à effet de serre doivent être réduites au point d’atteindre la neutralité carbone nette dès 2045. Les objectifs annuels de réduction à partir de 2030 se traduiront par une trajectoire de réduction concrète pour les années suivantes », a précisé la chancelière.

Sortir de la pandémie de Covid-19 sous le signe de la durabilité
En ce qui concerne la Covid-19, le gouvernement fédéral suit la recommandation du Conseil pour le développement durable de réfléchir dès maintenant aux leçons à tirer de cette pandémie. « Cela signifie que nous ne devons pas nous contenter de revenir à la situation d’avant la pandémie, mais que nous devons tout mettre en œuvre pour utiliser la reprise économique et sociale post-pandémie de manière à ce que notre façon de vivre, de faire des affaires et de travailler devienne plus innovante, plus numérique, plus résiliente, plus respectueuse du climat, en d’autres termes plus durable dans l’ensemble », a déclaré la chancelière. « Pour ce faire, nous devons avoir le courage d’opérer une véritable transformation. »

Cela nécessite des investissements à long terme. L’année dernière, un train de mesures de plusieurs milliards d’euros a été lancé, a ajouté la chancelière. « Cela a été possible notamment grâce à la solide politique budgétaire des années précédant la pandémie, qui nous a donné une marge de manœuvre pour fournir des aides d’urgence pendant la crise et pour investir dans l’avenir. »

Une action politique durable requiert une stratégie

En mars 2021, le conseil des ministres fédéral a décidé de mettre à jour la stratégie allemande de développement durable. Cette décision avait été précédée de deux phases de dialogue depuis 2019, auxquelles de nombreuses personnes avaient participé. La chancelière fédérale a remercié « tous ceux qui, par leurs suggestions, ont contribué à la mise à jour de la stratégie ».
La stratégie a défini des objectifs et des mesures pour chacun des 17 domaines de développement durable du Programme 2030. 

« La stratégie de développement durable prouve que le développement durable n’a jamais été aussi largement et profondément ancré dans la politique qu’aujourd’hui », a constaté la chancelière. Dans le même temps, sa mise à jour était nécessaire car certains des indicateurs décrits dans la stratégie n’évoluent pas comme prévu, c’est-à-dire que la réalisation des objectifs pouvait être compromise.

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