Approfondir les relations avec la Nouvelle-Zélande

Déplacement de la chancelière fédérale Approfondir les relations avec la Nouvelle-Zélande

L’Allemagne et la Nouvelle-Zélande veulent coopérer plus étroitement dans les domaines de l’économie, des sciences et de la lutte contre le changement climatique. C’est ce qui ressort de la déclaration commune de la chancelière fédérale Angela Merkel et du premier ministre néo-zélandais John Key. 

Devant une fenêtre avec vue sur la mer, Angela Merkel en compagnie du premier ministre néo-zélandais John Key

La chancelière fédérale Angela Merkel et le premier ministre John Key apprécient la vue d’Auckland

Photo : Bundesregierung/Bergmann

Après sa visite à Auckland, Angela Merkel s'est rendue à Brisbane, où se tient le sommet du G20.

La Nouvelle-Zélande est la première étape du voyage officiel de la chancelière fédérale. À Auckland, elle a tout d’abord rencontré le premier ministre John Key.

Les deux pays souhaitent apporter leur soutien aux échanges et aux investissements bilatéraux. Lors d’une conférence de presse commune avec M. Key, Mme Merkel a dit se réjouir pour cette raison « qu’après de longues négociations, l’accord-cadre politique entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande vienne juste d’être conclu ».  Elle a ajouté : « Je crois que nous devrions également nous mobiliser afin de mettre en place un accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande. »

Coopération en matière scientifique et pour la protection du climat

Les deux dirigeants ont prévu par ailleurs d’intensifier la coopération dans le domaine scientifique. Un chercheur néo-zélandais sur six est en contact avec des chercheurs allemands, a constaté Mme Merkel. L’Allemagne est le quatrième partenaire de la Nouvelle-Zélande dans le domaine de la recherche, a-t-elle poursuivi, avant de conclure : « Il me semble que dans ce domaine aussi il y a des possibilités de développement. »

Concernant la lutte contre le changement climatique, les deux pays ont pour objectif un programme « ambitieux » de développement pour l’après-2015.  Dans le domaine de la coopération au développement dans le Pacifique Sud, ils ont l’intention de se concentrer tout spécialement sur les technologies vertes et les énergies renouvelables.

La chancelière fédérale Angela Merkel effectue actuellement son premier voyage en Australie et en Nouvelle-Zélande. L’ancien chancelier fédéral Helmut Kohl s’était rendu lui-même en visite dans ces deux pays en 1997.

Adopter la même attitude dans les questions internationales

La chancelière allemande et le premier ministre néo-zélandais ont exprimé leur accord sur de nombreuses questions internationales. Ils considèrent par exemple tous les deux qu’une large coopération internationale est nécessaire pour lutter contre l’EIIL. Mme Merkel et M. Key ont exhorté la communauté internationale à aborder les menaces émanant du terrorisme de façon « globalement coordonnée ».

Les deux dirigeants ont exprimé leur inquiétude quant à la situation des réfugiés syriens. L’Allemagne et la Nouvelle-Zélande ont l’intention de soutenir le représentant spécial des Nations Unies afin de relancer le processus politique en Syrie, ont-ils assuré.

Mme Merkel et M. Key ont également lancé un appel à la Russie et aux séparatistes prorusses pour qu’ils respectent sans réserve la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Les accords de Minsk, ont-ils rappelé, doivent être pleinement mis en œuvre afin de mettre un terme à la violence et de trouver une solution politique durable.

La lutte contre l’Ebola représente à leurs yeux un défi nouveau et complexe pour la communauté internationale.  « Nous voulons isoler le virus Ebola et non les pays qui sont touchés par le virus », ont-ils déclaré d’un commun accord.

Sommet du G20 ce week-end

La chancelière allemande attend du sommet du G20 qui débute samedi à Brisbane, en Australie, un signal clair en faveur de la croissance. Mme Merkel a souligné que cela présupposait une gestion saine des finances publiques dans les différents pays et elle a relevé qu’en ce qui concernait la régulation des marchés financiers, il y avait encore bien du travail à faire.

À propos des grands dossiers de politique étrangère, Angela Merkel a insisté sur le fait qu’elle évoquerait le conflit ukrainien au cours du G20 et qu’elle était prête pour cela à rencontrer également le président russe Vladimir Poutine.

Visite à Auckland

Après son entretien avec le premier ministre John Key, Angela Merkel a déposé une couronne au pied du mémorial de guerre d’Auckland en hommage aux soldats néo-zélandais morts au champ d’honneur. À la fin de la cérémonie, elle a déclaré que justement en cette année de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale et du 75e anniversaire du début de la Seconde Guerre mondiale, il était très émouvant pour elle, en tant que chancelière allemande, d’être accueillie en amie et de déposer une couronne en souvenir des victimes des guerres. « Et de s’engager pour que le monde d’aujourd’hui soit plus pacifique », a-t-elle ajouté.

Les deux chefs de gouvernement se sont ensuite rendus sur l’île Motutapu où ils ont visité un projet d’élevage de kiwis, l’oiseau emblématique de Nouvelle-Zélande menacé d’extinction.

Durant l’après-midi, la chancelière a prononcé à l’université d’Auckland un discours.  Ce dernier portait sur la politique allemande d’innovation et de recherche. Mme Merkel a souligné dans son discours que cinq chercheurs néo-zélandais s'étaient déjà vus décerner le prestigieux Prix Humboldt.

Actuellement, 95 coopérations germano-néo-zélandaises sont en place, et la tendance est à la hausse. Puis une rencontre était prévue pendant la soirée avec des chefs d’entreprise allemands, qui a été suivie d’une réception à la Chambre de commerce germano-néo-zélandaise.

Le 10 novembre 2013 avait été célébré le 60e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande.

L’Australie, deuxième étape du voyage

Vendredi soir (heure néo-zélandaise), la chancelière fédérale a poursuivi son voyage en se rendant à Brisbane, en Australie, où elle participera au sommet du G20. L’Australie préside le G20 en 2014. Les chefs d’État et de gouvernement du G20 discuteront pendant deux jours des mesures destinées à favoriser une croissance durable, de la création d’emplois et du développement des infrastructures.

Le 16 novembre, la chancelière reprendra l’avion de Brisbane pour Sydney où elle sera reçue par le premier ministre australien Tony Abbott.

Visite à Sydney

Angela Merkel rencontrera lundi le président du parti d’opposition travailliste. Au programme figure ensuite une visite du parc technologique australien, avec plus spécialement une exposition sur les technologies australiennes dans les domaines de la logistique, de l’information et de la communication.

Un peu plus tard, la chancelière se rendra à l’Institut Lowy pour la politique internationale où elle prononcera un discours sur la politique européenne et étrangère. Puis elle déposera une couronne au pied du mémorial de guerre « ANZAC War Memorial ».

Les deux guerres mondiales sont, l’une comme l’autre, très importantes pour l’identité de l’Australie. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont combattu pendant ces deux guerres pour l’Empire britannique dans le Corps d’armée australien et néo-zélandais (ANZAC). Les pertes en hommes des deux pays ont été lourdes. La Journée commémorative de l’ANZAC (« ANZAC Day ») commémore aujourd’hui encore la bataille de Gallipoli le 25 avril 1915.

Mme Merkel participera durant l’après-midi à une réception donnée à la Chambre de commerce germano-australienne. Des entretiens sur des questions concernant l’intégration et la situation des Aborigènes en Australie sont également prévus. Angela Merkel devrait être de retour à Berlin le 18 novembre au matin.

En 2012, le 60e anniversaire des relations diplomatiques entre l’Allemagne et l’Australie a marqué une date historique. En janvier 2013, la « Déclaration d’intention Berlin-Canberra pour un partenariat stratégique » a été signée lors d’une visite bilatérale du ministre australien des Affaires étrangères Robert Carr.

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