« Un acte de désespoir »

Olaf Scholz réagit aux annonces de Vladimir Poutine « Un acte de désespoir »

Le chancelier fédéral Olaf Scholz a tenu des propos très clairs mercredi en réaction aux annonces du président russe. L’annonce de pseudo-référendums et autres escalades militaires a été qualifiée d’acte de désespoir par M. Scholz en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.

Le chancelier fédéral Olaf Scholz

Le chancelier fédéral Olaf Scholz a condamné les annonces du président russe concernant une mobilisation partielle des forces armées.

Photo : Gouvernement fédéral/Köhler

« La Russie ne peut pas gagner cette guerre criminelle et par ses récentes décisions, M. Poutine ne fait qu’aggraver encore les choses », a affirmé le chancelier fédéral Olaf Scholz en marge de son déplacement à New York, réagissant ainsi à l’annonce par le président russe Vladimir Poutine d’une mobilisation partielle ainsi que de pseudo-référendums à venir dans quatre régions d’Ukraine. Il s’agit là selon M. Scholz d’un « acte de désespoir ».

Le droit l’emporte sur la violence

Le chancelier a martelé que de tels pseudo-référendums ne seraient jamais acceptés, que ce soit par les Ukrainiens ou par la communauté internationale. Ils « ne sauraient donc offrir aucune justification aux projets de la Russie, qui consistent à s’emparer par la force d’un pays voisin ou de certaines parties de son territoire », a souligné Olaf Scholz. « Dans le monde où nous vivons, le droit doit l’emporter sur la force et la force ne peut pas être plus forte que le droit. »

Mercredi soir, lors de son intervention dans l’émission  « Tagesthemen » sur la chaîne ARD, le chancelier a également insisté sur le fait que Vladimir Poutine s’était fourvoyé et n’arrivait pas à imposer ses projets. « Il s’est heurté à la résistance des Ukrainiennes et des Ukrainiens, mais aussi au très vaste soutien militaire et financier apporté à l’Ukraine par ses amis et ses alliés, dont notamment l’Allemagne », a-t-il conclu, ajoutant que l’Allemagne agissait de concert avec ses partenaires, et toujours avec la circonspection requise. « Chacun en Allemagne peut compter sur cela. »

Le vice-chancelier Robert Habeck a lui aussi vertement critiqué la décision de Vladimir Poutine de décréter une mobilisation partielle, la qualifiant mercredi de « mesure grave et fautive ».