Steffen Seibert : inquiétude quant à une nouvelle atteinte à la constitution

La Catalogne déclare son indépendance Steffen Seibert : inquiétude quant à une nouvelle atteinte à la constitution

Le gouvernement fédéral s’inquiète de la nouvelle escalade de la situation en Catalogne. Son porte-parole Steffen Seibert a annoncé que le gouvernement fédéral ne reconnaîtrait pas la déclaration unilatérale d’indépendance du parlement régional de Barcelone.

Le gouvernement fédéral observe « avec inquiétude la nouvelle escalade de la situation en Catalogne, déclenchée par la nouvelle atteinte à la constitution du côté du parlement catalan », a-t-il déclaré par l’intermédiaire de son porte-parole Steffen Seibert sur Twitter. « La souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Espagne sont et restent inviolables », a poursuivi M. Seibert. Une indépendance de la Catalogne proclamée de façon unilatérale enfreint ces principes protégés. Le gouvernement fédéral ne reconnaît pas une telle déclaration d’indépendance.

Le gouvernement fédéral soutient « l’attitude claire du premier ministre espagnol concernant la garantie et le rétablissement de l’ordre constitutionnel ». M. Seibert a cependant aussi exprimé l’espoir « que les parties impliquées exploitent toutes les possibilités existantes de dialogue et de désescalade ».

M. Gabriel : de nouvelles frontières ne seraient pas dans l’intérêt de l’Europe

« En fin de compte, seules des discussions fondées sur l’état de droit et dans le cadre de la constitution espagnole peuvent déboucher sur une solution », a quant à lui souligné le ministre fédéral des Affaires étrangères Sigmar Gabriel. « Nous avons à cœur que l’Espagne soit forte, unie et stable. »

En des temps où le voisinage de l’Europe est agité par des troubles et des conflits, l’Europe doit faire preuve d’unité et de force, selon le ministre fédéral des Affaires étrangères. « Il n’est pas dans l’intérêt des citoyens européens de construire de nouvelles frontières et de nouveaux murs au sein de l’Europe. »

Que s’est-il passé ?

Dans l’après-midi de vendredi (27 octobre), le parlement catalan avait voté en faveur de l’indépendance de la communauté autonome d’Espagne. Le sénat espagnol a ensuite donné son feu vert au gouvernement du premier ministre Mariano Rajoy pour destituer le gouvernement catalan. Les parlementaires ont approuvé à Madrid l’application de l’article 155 de la constitution espagnole, qui autorise des mesures coercitives à l’encontre d’une région dissidente. Le soir même, le gouvernement espagnol décidait de destituer le gouvernement catalan.

Tôt dans la journée de samedi (28 octobre), le premier ministre espagnol Mariano Rajoy a officiellement repris les fonctions du président catalan destitué Carles Puigdemont. Les autres membres du gouvernement indépendantiste de Barcelone ont eux aussi été destitués par publication au journal officiel.