Soutien renouvelé à la Turquie

Mission Active Fence de la Bundeswehr Soutien renouvelé à la Turquie

Des soldats allemands restent présents en Turquie afin de protéger ce partenaire de l'OTAN d'attaques au lance-roquettes depuis la Syrie. Environ 250 soldats participent actuellement au moyen de missiles antiaériens à la défense aérienne intégrée de l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord). Le Bundestag a maintenant décidé de proroger le mandat.

La position de l'escadrille de défense Patriot de la Bundeswehr dans la province de Kahramanmaras, au sud de la Turquie, est entourée de fil de fer barbelé

Défense aérienne de l'OTAN : l'opération Active Fence Turkey est l'expression d'une solidarité empreinte de confiance au sein de l'alliance

Photo : picture alliance / dpa

Par sa décision, le Bundestag a prolongé le mandat Active Fence d'un an, jusqu'au 31 janvier 2016. Le contingent reste plafonné à 400 soldats. Le renforcement de la défense aérienne intégrée de l'OTAN en Turquie est une mesure exclusivement défensive.

Les forces armées allemandes agissent sur la base de la décision du Conseil de l'Atlantique Nord du 4 décembre 2012 selon les règles de l'OTAN. Leur participation se déroule selon le système de sécurité mutuelle et collective conforme à l'article 24, alinéa 2 de la Loi fondamentale.

La crise en Syrie persiste

La Turquie est l'un des pays les plus fortement touchés dans cette région, à la fois par le conflit en Syrie et par la lutte contre la milice terroriste de l'EIIL. Plus de 1,5 million de réfugiés ont trouvé asile en Turquie, où ils sont pris en charge et protégés.

Le pays reste encore et toujours exposé à une menace potentielle que représente la Syrie voisine. Il a donc besoin du soutien de l'OTAN.

La Turquie potentielle cible d'attaques

Les armes chimiques syriennes ont certes été détruites et le risque d'attaque émanant de la Syrie a diminué, cependant, la question de savoir si la Syrie a effectivement fait connaître l'intégralité de ses armes chimiques demeure incertaine. C'est pour cette raison que le gouvernement fédéral doit partir du principe qu'il existe un risque résiduel d'attaque aux armes chimiques.

S'ajoute à cela le fait que la Syrie peut employer ses missiles balistiques à courte portée de façon mobile. Elle est donc en principe en mesure d'atteindre des cibles sur la quasi-totalité du territoire turc. La Turquie ne dispose pas de capacités de défense propres contre les engins balistiques et est donc dépendante d'une aide extérieure.

Dans le dernier rapport établi à tour de rôle, le commandant suprême des forces alliées estime que la menace contre la Turquie est faible, mais vraisemblable. Elle pourrait être engendrée en particulier par des tirs égarés ainsi que par d'éventuelles armes chimiques qui n'auraient pas été déclarées par le régime de Bachar al-Assad.

Participation d'autres pays de l'OTAN

En janvier 2013, l'Allemagne, les Pays-Bas et les États-Unis avaient envoyé respectivement deux unités de tir Patriot ainsi que le personnel de soutien correspondant en Turquie. D'autres pays de l'OTAN s'impliquent au moyen de personnel qualifié.

Les Pays-Bas, partenaires de l'alliance, n'ont pu assurer de prolongation de leur engagement militaire et ont retiré leurs unités de tir en janvier 2015. Ce retrait s'est produit uniquement en raison du manque de capacités de soutien. L'Espagne contribue en remplacement par une unité de tir.

L'Allemagne, un partenaire fiable pour l'alliance

L'opération Active Fence Turkey est l'expression d'une solidarité empreinte de confiance au sein de l'alliance. L'engagement de l'Allemagne, des États-Unis et des Pays-Bas dans cette opération est régulièrement salué et considéré comme un succès par l'OTAN.

Dans son premier discours public, le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg avait souligné l'engagement de soldats allemands et américains en tant que contribution au renforcement de la défense turque ainsi qu'à la défense collective dans son ensemble.

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