Renforcer les relations économiques avec la Géorgie

Angela Merkel reçoit Irakli Garibachvili Renforcer les relations économiques avec la Géorgie

L’Allemagne et la Géorgie vont intensifier leur coopération économique. C’est ce dont sont convenus la chancelière et le premier ministre géorgien lors de la visite de prise de fonction de ce dernier à Berlin.

La chancelière fédérale reçoit le premier ministre géorgien avec les honneurs militaires.

Angela Merkel fait l'éloge des progrès accomplis par la Géorgie dans le domaine économique.

Photo : Bundesregierung/Steins

La Géorgie, a déclaré Mme Merkel, est aujourd’hui « un bon site d’investissement ».

La chancelière fédérale a reçu le chef du gouvernement géorgien à la Chancellerie fédérale avec les honneurs militaires. Pendant le déjeuner de travail qui a suivi, ils se sont entretenus de questions politiques et économiques.

Rapprochement avec l’UE

La Géorgie se rapproche de l’Union européenne, a commenté Mme Merkel. Le fait que Tbilissi signera bientôt un accord d’association avec l’UE en est la preuve. Le premier ministre géorgien a remercié la chancelière pour le soutien apporté par l’Allemagne à la préparation de cet accord et il a réaffirmé que son pays aspirait à devenir membre à part entière de l’Union européenne.

Dans le contexte de la crise ukrainienne, M. Garibachvili a dit miser sur le dialogue. C’est la seule possibilité selon lui de « parvenir à un résultat positif ». La Géorgie a montré qu’il est « possible d’avoir avec la Russie des relations constructives et normales et de résoudre ainsi des problèmes entre deux pays ». Il a ajouté que son pays voulait servir d’exemple comme quoi on peut faire partie de l’Europe tout en coopérant avec la Russie. « Nous avons des signes positifs des deux côtés », a-t-il constaté.

Mme Merkel a loué la politique engagée par le gouvernement géorgien. Le pays suit « la voie du rapprochement » avec l’UE et fournit parallèlement un gros effort pour « développer peu à peu ses relations avec la Russie ». Cet exemple montre bien qu’il ne faut pas forcément choisir entre les deux.

Développer la coopération économique

La chancelière n’a pas tari d’éloges pour les progrès réalisés par Tbilissi dans le domaine économique. Ces dernières années, l’instabilité politique dans ce pays, et en particulier les événements en Abkhazie et en Ossétie du Sud, ont dissuadé bien des investisseurs. Aujourd’hui, pourtant, a assuré la chancelière, la Géorgie est un bon site d’investissement.

Les deux responsables politiques se sont félicités de la longue tradition de coopération entre leurs pays dans les secteurs de la recherche et de l’éducation et dans d’autres domaines scientifiques. Tous deux se sont montrés favorables à ce que les relations économiques s’intensifient et se développent.

L’accord sur la promotion et la protection mutuelle des placements de capitaux et la convention fiscale forment un socle de droit international pour les échanges économiques bilatéraux. L’Allemagne est aujourd’hui le sixième partenaire commercial de la Géorgie avec un volume total de 522 millions de dollars US (chiffres de fin 2013). De son côté, la Géorgie continue surtout à exporter (86 % des échanges bilatéraux), à savoir principalement des véhicules automobiles, des machines, des produits chimiques, du matériel électrique et optique ainsi que des médicaments.

L’adhésion de la Géorgie à l’OTAN, un sujet qui n’est pas d’actualité

Pour la chancelière fédérale, l’adhésion de la Géorgie à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) n’est pas actuellement à l’ordre du jour. Elle a néanmoins précisé : « Nous nous rendons compte des progrès accomplis par la Géorgie ».

Elle a rappelé par ailleurs que la Géorgie participait à plusieurs missions de l’OTAN et de l’UE. Lors du sommet de l’OTAN qui aura lieu en septembre prochain, il faudra donc selon elle souligner que la Géorgie est « un bon partenaire » dans les missions difficiles.

Les relations germano-géorgiennes ont une longue tradition puisque l’Allemagne a été le premier pays de la Communauté européenne à reconnaître la Géorgie sur le plan du droit international (le 23 mars 1992) après que cette dernière a accédé à l’indépendance en 1991 et à établir des relations diplomatiques avec elle (le 13 avril 1992). L’Allemagne n’oublie pas le rôle joué, dans le contexte de l’unification allemande, par l’ancien ministre des Affaires étrangères soviétique, Édouard Chevardnadze, devenu ensuite président de la République de Géorgie. Elle s’engage au sein de l’Union européenne en faveur du rapprochement de la Géorgie et de toute la région avec l’Europe. Elle a notamment soutenu activement la décision de l’Union européenne concernant la création d’un Partenariat oriental.