Procédures d'asile accélérées

Politique d’asile et de réfugiés Procédures d'asile accélérées

Les demandes d'asile sont traitées de plus en plus rapidement en Allemagne, en particulier grâce au personnel supplémentaire engagé par l’Office fédéral des migrations et des réfugiés. Le gouvernement fédéral aspire à réduire encore davantage la durée des procédures.

D'après les nouvelles données du ministère fédéral de l'Intérieur, le temps moyen de traitement des demandes d'asile est de 5,3 mois, par rapport à 7,1 mois l'année dernière, ce qui représente une réduction considérable. « Nous ne nous satisfaisons pas de cette amélioration, mais voulons raccourcir encore davantage la durée des procédures », a affirmé lundi (27 juillet) un porte-parole du ministère fédéral de l'Intérieur.

Le temps de traitement des demandes est considérablement plus rapide encore pour certains pays d'origine au statut prioritaire. Ainsi, les dossiers des demandeurs du Kosovo sont entre-temps traités dans un délai d'environ deux mois.

Le plan d’action de la Fédération et des Länder porte ses fruits

L'une des raisons de cette amélioration est que le personnel de l’Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF) a été renforcé.

Lors de leur rencontre le 18 juin, la Fédération et les Länder se sont entendus sur un plan d’action. Celui-ci prévoit d’accélérer le traitement des demandes d’asile et de réduire les procédures en cours. Pour ce faire, du personnel doit être recruté dans de nombreux domaines.

1 000 emplois supplémentaires doivent être créés au BAMF dans le courant de l'année. 650 de ces postes ont déjà été comblés. 1 000 nouveaux postes sont également prévus pour 2016. Si tout se déroule comme prévu, l'Office devrait avoir doublé son personnel d'ici la fin de l'année prochaine.

Pays d'origine sûrs

Le porte-parole du ministère fédéral de l'Intérieur s'est référé à la loi relative à la classification des pays en tant que pays d'origine sûrs. Depuis novembre 2014, ce statut s'applique également à la Bosnie-Herzégovine, à la Serbie et à l'ex-République yougoslave de Macédoine. La hausse du nombre de demandeurs de ces pays a été fortement freinée, a expliqué le porte-parole.