Premier pas vers le rapprochement

Rencontre Poutine-Porochenko Premier pas vers le rapprochement

La chancelière fédérale s'est informée au téléphone avec Petro Porochenko de ses entretiens avec Vladimir Poutine à Minsk. Ils se sont accordés à dire que la Russie devait apporter sa contribution pour désamorcer la crise.

La chancelière a salué cette première rencontre personnelle entre les présidents russe et ukrainien depuis le mois de juin, a déclaré le porte-parole du gouvernement fédéral, Steffen Seibert. « Il y a de nombreuses bonnes raisons en faveur de cette rencontre parce qu'il y a justement beaucoup de questions en suspens qui peuvent être réglées au mieux directement par les deux dirigeants. » Des questions ayant trait aux livraisons gazières ou à l'accord de libre-échange avec l'UE ont, par exemple, fait l'objet de discussions en présence de représentants de la Commission européenne.

Ces entretiens sont un premier pas important pour commencer, mais l'objectif final reste inchangé : le plan de paix du président Porochenko doit être appliqué, a déclaré M. Seibert.

La frontière doit enfin être protégée

Pendant leur conversation téléphonique, Mme Merkel et le président Porochenko ont dit être bien d'accord qu'un cessez-le-feu bilatéral efficace nécessitait au préalable que la Russie contribue elle aussi à la désescalade, a poursuivi le porte-parole. Et il a ajouté que les deux dirigeants exigeaient également qu'un accord soit conclu afin d'assurer la sécurité de la frontière.

En raison du flux persistant d'armes et de combattants russes arrivant par la frontière russo-ukrainienne, il est plus que temps que celle-ci soit enfin sécurisée. Toute forme de soutien militaire apportée aux séparatistes par cette frontière doit cesser, a insisté M. Seibert. « La Russie a une grande responsabilité à cet égard. »

Frank-Walter Steinmeier : poursuivre sans délai les pourparlers

Le chef de la diplomatie allemande s'est lui aussi félicité de voir que MM. Porochenko et Poutine avaient parlé à Minsk de la crise dans l'Est ukrainien.

Il ne sera possible de trouver des moyens de parvenir à une solution politique que si les deux parties sont prêtes, dans des entretiens directs, à coopérer, dans le respect mutuel, en vue d'un règlement du conflit, a-t-il déclaré. La clé d'une issue politique est toujours selon lui un cessez-le-feu bilatéral et un contrôle efficace de la frontière commune.

Le ministre fédéral des Affaires étrangères a exhorté les protagonistes à poursuivre sans délai leurs entretiens. Il s'agit, a-t-il insisté, de se concerter sur des mesures concrètes et d'élaborer un plan, qui devra ensuite être rapidement appliqué. « Nous faisons ce que nous pouvons pour ne pas laisser maintenant se briser le fil de dialogue qui vient de se nouer », a-t-il conclu.