Plus près d'une résolution du conflit

Rencontre au sommet sur l'Ukraine à Minsk Plus près d'une résolution du conflit

Après un marathon de négociations, la chancelière fédérale Angela Merkel et les présidents français, russe et ukrainien se sont accordés sur des étapes vers une résolution pacifique du conflit en Ukraine. La déclaration des participants à ce sommet prévoit un train de mesures afin de mettre en œuvre les premiers accords de Minsk signés en septembre 2014 ; « une lueur d'espoir », selon Angela Merkel.

La chancelière fédérale Angela Merkel lors de la déclaration finale après le sommet pour l'Ukraine

à partir du 15 février à zéro heure

Photo : Bundesregierung/Kugler

« Je ne me fais pas d'illusion, nous ne nous faisons pas d'illusion : un très gros travail est encore nécessaire », a déclaré la chancelière fédérale Angela Merkel après la fin des négociations qui ont duré presque dix-sept heures. L'initiative commune de la chancelière et du président François Hollande a cependant valu la peine, car un cessez-le-feu entrera en vigueur samedi à minuit. Le porte-parole du gouvernement fédéral Steffen Seibert a précisé sur Twitter : « Ensuite, retrait des armes lourdes. Il y a de l'espoir ».

La chancelière fédérale a conclu qu'il existait « une chance réelle de voir les choses évoluer dans le bon sens. L'Allemagne et la France, la France et l'Allemagne ont démontré qu'elles avaient apporté ensemble une contribution en accord avec l'Europe également ». Mme Merkel a explicitement remercié le président François Hollande de son soutien.

Dans la déclaration commune, les quatre signataires que sont Mme Merkel, M. Hollande, M. Poutine et M. Porochenko réaffirment leur plein respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Le texte stipule encore qu'ils sont « fermement convaincus qu'il n'existe pas d'alternative à une solution exclusivement pacifique ». Afin de garantir cette dernière, ils sont pleinement déterminés « à prendre toutes les mesures individuelles ou communes possibles ».

De pénibles négociations

Près de dix-sept heures durant, la chancelière fédérale Angela Merkel et le président français François Hollande ont délibéré avec les présidents russe et ukrainien, MM. Poutine et Porochenko, dans la capitale bélarussienne de Minsk. Accompagnés par moments de leurs ministres des Affaires étrangères, les dirigeants politiques ont recherché des pistes de solutions afin de mettre un terme à la crise en Ukraine. Mme Merkel et M. Hollande ont ainsi poursuivi les discussions préliminaires qui avaient eu lieu la semaine précédente à Kiev et Moscou en format dit « Normandie ».

« Nous aurions souhaité plus », a exprimé le ministre fédéral des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier après les négociations. L'accord conclu ne représente ni une solution globale ni une percée. Cependant, « Minsk II » pourrait être aussi, après des semaines de violence, « un progrès conduisant à la fin de la spirale militaire », selon le ministre.

Rencontre de grande portée

« Le fait que ce déplacement ait lieu représente une lueur d'espoir, mais pas plus », avait clairement affirmé le porte-parole du gouvernement fédéral Steffen Seibert mercredi avant la réunion à Minsk. Ce que la chancelière fédérale avait plusieurs fois déclaré publiquement, en diverses occasions, demeure valable : « La question de savoir si un résultat peut être obtenu reste incertaine. En dépit de toutes les incertitudes, cette initiative vaut pourtant la peine d'être tentée dans l'intérêt des personnes qui souffrent dans l'est de l'Ukraine », selon M. Seibert.

Dans le cadre de l'initiative franco-allemande de la semaine dernière, il s'est agi dès le départ de « faire diminuer ou de stopper la violence toujours grandissante, les effusions de sang qui se poursuivent dans l'est de l'Ukraine et la souffrance de la population », a expliqué le porte-parole. Le souhait d'un cessez-le-feu est au premier plan. Outre cela, il faut donner corps aux accords de Minsk de septembre 2014.