Le retrait de conseillers russes envoie un mauvais signal

Situation dans l’Est ukrainien Le retrait de conseillers russes envoie un mauvais signal

Le soutien continu apporté par la Russie au « centre conjoint de contrôle et de coordination » dans l'est de l'Ukraine revêt une importance majeure, a souligné Angela Merkel lors de son entretien téléphonique avec le président russe Vladimir Poutine.

Des solutions doivent être trouvées pour maintenir l'engagement russe.

Le 21 décembre, la chancelière fédérale Angela Merkel s'est entretenue au téléphone avec le président russe Vladimir Poutine. Au cœur de l'échange figurait l'évolution de la situation en Ukraine. Ils ont discuté entre autres du récent retrait de conseillers militaires russes du « centre conjoint de contrôle et de coordination », au sein duquel des représentants des armées ukrainienne et russe sont en contact direct.

Vendredi, la porte-parole adjointe du gouvernement fédéral Ulrike Demmer a déclaré à ce sujet que ce centre apportait « une contribution importante au respect du cessez-le-feu et au soutien des observateurs de l'OSCE ».

Le retrait de militaires russes : « un signal indubitablement mauvais »

Mme Demmer a ajouté que le retrait des Russes envoyait « un signal indubitablement mauvais » dans la situation actuelle. Le gouvernement fédéral espère « que la Russie reviendra sur cette mesure, car c'est le seul moyen pour elle d'assumer la responsabilité qui lui incombe de garantir la sécurité de la mission spéciale d'observation de l'OSCE et de soutenir la population de l'Est ukrainien ».

Des succès impressionnants dans la lutte contre la corruption

Concernant la lutte contre la corruption en Ukraine, la porte-parole adjointe du gouvernement fédéral a également souligné vendredi que les efforts de réforme fournis jusqu'ici par le gouvernement ukrainien étaient impressionnants « au vu de la situation extrêmement difficile, en particulier dans l'est du pays ».

Cela vaut notamment pour la réforme de la santé adoptée cette année, les avancées réalisées en matière de décentralisation et la déclaration de revenus et de patrimoine en ligne pour les fonctionnaires introduite en 2016.

Ne pas entraver le travail du Bureau national anticorruption (NABU)

Faisant référence au travail du Bureau national anticorruption (NABU) en Ukraine, Mme Demmer a souligné que le gouvernement fédéral suivait toutes les évolutions sur le sujet « avec beaucoup d'attention », ajoutant : « pour garantir le succès et la crédibilité de la lutte contre la corruption, il faut des autorités indépendantes. Entraver ce travail irait dans la fausse direction. »

Selon la porte-parole adjointe du gouvernement fédéral, la lutte résolue contre la corruption est un « élément central sur le chemin de la stabilité sociale et économique de l'Ukraine ». Le gouvernement fédéral soutient fermement l'Ukraine dans cette voie.