L’Europe est notre avenir commun

60e anniversaire des traités de Rome L’Europe est notre avenir commun

L’Europe fête son anniversaire. Les 27 chefs d’État et de gouvernement présents au sommet de Rome à l’occasion des 60 ans de l’UE ont signé une déclaration dans laquelle ils fixent le cap de l’UE pour les prochaines années. « Nous voulons une Europe plus sûre, une Europe protectrice », a déclaré Mme Merkel, « une Europe économiquement et socialement forte ».

Photo de famille à l’occasion du sommet extraordinaire du soixantième anniversaire des traités de Rome.

Angela Merkel : « Nous voulons avancer dans la même direction. »

Photo : Bundesregierung/Bergmann

La chancelière fédérale a pris part au sommet anniversaire de Rome en compagnie des 26 autres chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne. Tous étaient réunis à Rome pour célébrer la signature des traités de Rome il y a soixante ans. Dès vendredi soir, ils étaient reçus en audience privée par le pape François.

Dans la Déclaration de Rome qui a été signée, les 27 dirigeants de l’UE proclament en ces termes leur attachement à un avenir commun : « L’Union européenne est confrontée à des défis sans précédent, tant au niveau international que sur le plan intérieur : conflits régionaux, terrorisme, pressions migratoires croissantes, protectionnisme et inégalités sociales et économiques. Ensemble, nous sommes déterminés à faire face aux défis que présente un monde en mutation rapide et à offrir à nos citoyens à la fois la sécurité et de nouvelles possibilités. […] Notre Union est sans division et indivisible. »

Un bon jour pour l’Europe, selon Angela Merkel

La chancelière fédérale signe une déclaration à l’occasion des soixante ans des traités de Rome lors du Conseil européen extraordinaire organisé à Rome.

Angela Merkel signe la Déclaration de Rome.

Photo : Bundesregierung/Bergmann

« Nous voulons une Europe plus sûre, une Europe protectrice, ce qui signifie que nous devons mieux protéger nos frontières extérieures. Nous voulons une Europe économiquement forte », a déclaré la chancelière allemande après la signature. À Rome, tous se sont engagés à s’atteler ensemble à cette tâche, « et même si cela doit se faire parfois à des vitesses variables, ce sera toujours dans la même direction », a assuré Mme Merkel.

La chancelière a mentionné le marché intérieur, acquis inaliénable, comme le sont les quatre libertés fondamentales : la liberté d’opinion, la liberté d’expression, la liberté de la presse et la liberté de religion. « C’est ce qui fait notre force à tous. Et il n’est nullement question de supprimer quoi que ce soit », a-t-elle bien insisté.

Néanmoins, a poursuivi Mme Merkel, l’UE doit livrer des résultats dès maintenant. « Nous avons parfois voulu trop sans auparavant veiller à assurer suffisamment les fondements, à étayer l’édifice. Dans les dix prochaines années, il va falloir que cela change », a-t-elle souligné.

Programme de Rome

« Nous agirons de concert, si nécessaire à des rythmes différents et avec une intensité différente, tout en avançant dans la même direction. » Tel est l’engagement pris par les dirigeants européens dans leur Déclaration. Et ils ajoutent vouloir, au cours des dix prochaines années, une Union qui soit sûre et sécurisée, prospère, compétitive, durable et socialement responsable, et qui ait la volonté et la capacité de jouer un rôle de premier plan dans le monde et de peser sur la mondialisation.

Audience chez le pape François

Audience chez le pape François

Photo : European Union/Etienne Ansotte

Dans le programme de Rome, les chefs d’État et de gouvernement proclament leur attachement à des frontières extérieures sécurisées et à une politique migratoire efficace, responsable et s’inscrivant dans la durée. L’Union est déterminée à lutter contre le terrorisme et la criminalité organisée, assurent-ils. Par ailleurs, l’Union doit créer la croissance et des emplois et continuer à développer le marché intérieur. En particulier les jeunes doivent bénéficier du meilleur niveau d’éducation et de formation possible ainsi que pouvoir étudier et trouver un emploi sur tout le continent.

Une Europe plus forte sur la scène mondiale n’est cependant possible que si la sécurité et la défense communes sont renforcées, et ce, en coopération avec l’OTAN et en jouant un rôle actif aux Nations Unies. En outre, les dirigeants européens plaident pour un commerce libre et équitable ainsi que pour une politique climatique mondiale.

« Nous […] ferons en sorte que le programme défini aujourd’hui soit mis en œuvre pour qu’il devienne réalité demain. Nous nous sommes unis pour le meilleur. L’Europe est notre avenir commun. » La Déclaration de Rome se termine par cet engagement.

La signature des « traités de Rome » le 25 mars 1957 marque la naissance de l’Union européenne. Ces traités instituent la Communauté économique européenne (CEE) et la Communauté européenne de l’énergie atomique (Euratom).

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