L’Allemagne reste aux côtés du Mali

Allemagne-Mali L’Allemagne reste aux côtés du Mali

La chancelière fédérale s’est entretenue avec le président Keïta de la situation actuelle au Mali. L’essentiel de leur entrevue à Berlin a porté sur le retour à la démocratie, la réconciliation avec le nord du pays et la coopération bilatérale.

La chancelière fédérale, Angela Merkel, et le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, lors de leur conférence de presse commune

Le processus actuel au Mali est prometteur, mais il n’est pas encore achevé, a déclaré Angela Merkel.

Photo : Bundesregierung/Denzel

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) et la Mission européenne d’entraînement au Mali (EUTM Mali) ont été au cœur des entretiens. De même, le travail fourni par les soldats allemands dans le cadre de ces deux missions a fait l’objet de beaucoup d’éloges.

La chancelière fédérale, Angela Merkel, et le président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar Keïta, lors de leur déjeuner commun

Déjeuner commun à la Chancellerie fédérale

Photo : Bundesregierung/Denzel

Maintien du soutien au Mali

La chancelière fédérale, Angela Merkel, a souligné que l’Allemagne était le premier pays qui a reconnu la République du Mali indépendante en septembre 1960. Il y a un an, le gouvernement allemand a soutenu la mission française au Mali et contribué ainsi au progrès dans le pays.

L’Allemagne accompagne de très près le développement au Mali afin que des résultats positifs soient obtenus rapidement. Jusqu’à présent, « le processus est prometteur, mais il n’est pas encore achevé », a relevé la chancelière. Ainsi, un président démocratique a été élu et la démocratie a été promue.

Avancée de l’état de droit

La formation de quatre bataillons de forces de sécurité maliennes par l’EUTM constitue une autre réussite, selon Mme Merkel. En outre, l’ex-putschiste Amadou Sanogo a été arrêté. Le processus d’établissement de l’état de droit progresse donc dans le pays.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a déclaré pour sa part que « l’Allemagne est le principal partenaire du Mali sur la scène internationale ». Il a insisté sur le fait que son gouvernement prendrait des mesures énergiques et sévères pour lutter contre la corruption. Par ailleurs, un système judiciaire solide sera mis en place. Le chef de l’État malien s’est également engagé à « rendre des comptes sur chaque centime d’euro qui aura été versé ».

100 millions d’euros pour le Mali

Lors d’une conférence de donateurs pour le Mali, en mai 2013, l’Allemagne avait alloué 100 millions d’euros. Une délégation de représentants des ministères maliens compétents se rendra donc, en début d’année prochaine, en Allemagne pour discuter de l’utilisation de ces fonds.

Angela Merkel a remercié le président Keïta pour les progrès réalisés à ce jour et elle a dit espérer que l’histoire du Mali se transformera en réussite.

Rencontre avec Guido Westerwelle

Le ministre fédéral des Affaires étrangères a reçu lui aussi le président de la République du Mali. Leur entretien a porté sur les relations bilatérales et la stabilisation au Mali ainsi que sur la réconciliation avec le nord du pays et la situation sécuritaire au Sahel.

Relations dans les domaines économique et du développement

En mars 2013, la coopération bilatérale au développement a redémarré. Des engagements politiques ont été pris à hauteur de 100 millions d’euros pour les années 2013/2014. Ils devraient être mis en œuvre en même temps que la transition démocratique avance.

Étant l’un des pays les plus démunis de la planète, le Mali a profité d’une vaste remise de dette. Dans le cadre de ses programmes de coopération financière et technique, l’Allemagne lui a fourni des prestations non remboursables. L’enveloppe des crédits bilatéraux allemands pour le Mali est d’environ 1,1 milliard d’euros entre 1960 et 2010.

En 2012, l’Allemagne a importé 3,6 millions d’euros de marchandises en provenance du Mali, et ses exportations de marchandises vers le Mali – principalement des textiles et des vêtements, des véhicules et des pièces automobiles, des machines et des produits chimiques (selon Comtrade, la Banque de données commerciales des Nations Unies) – se sont chiffrées à 81,2 millions d’euros. Les échanges commerciaux bilatéraux sont donc relativement restreints.